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Festival Cinémasio 2026

Cinemasio fait son premier festival !

Du 20 au 22 mars 2026, au Forum des images, à Paris.

-> Retrouvez tous les détails de la programmation et la billetterie.

https://www.cinemasio.com/festival

We Were the Scenery – Christopher Radcliff (Short movie documentary)

Dans son ouvrage Nothing ever dies, et dans son roman The Sympathizer,  Viet Thanh Nguyen critique avec force la figure des Vietnamien.nes qui apparaissent à l’écran, dans les productions hollywoodiennes, mais dont l’absence est marquée par le fait de n’être que des figurants, des monstres, des ennemis. Ce court documentaire explore, à partir d’un cas concret, ce paradoxe de l’absence et de la présence à l’écran, nourrissant les réflexions sur la mémoire de la guerre et de la migration vietnamiennes.

Filmed on location in Vietnam, the Philippines, and Long Beach, CA, We Were the Scenery is a short documentary based on the experiences of writer Cathy Linh Che’s parents, two Vietnam War refugees who, while in a refugee camp in the Philippines, were utilized as background extras in Apocalypse Now.
Tourné au Vietnam, aux Philippines et à Long Beach, en Californie, We Were the Scenery est un court métrage documentaire basé sur les expériences des parents de l’écrivaine Cathy Linh Che, deux réfugiés de la guerre du Vietnam qui, alors qu’ils se trouvaient dans un camp de réfugiés aux Philippines, ont été utilisés comme figurants dans Apocalypse Now.

Shortlisted for the 98th Academy Awards for Best Documentary Short Film, We Were the Scenery premiered at the Sundance Film Festival in 2025 where it won the Short Film Jury Prize for Nonfiction. It has been selected for the 2025 DOC NYC Short List and is a 2026 Cinema Eye Honors Nominee.
Sélectionné pour le 98e Oscar du meilleur court métrage documentaire, We Were the Scenery a été présenté en avant-première au Festival du film de Sundance en 2025, où il a remporté le prix du jury du court métrage documentaire. Il a été sélectionné pour la liste restreinte du DOC NYC 2025 et est nominé pour les Cinema Eye Honors 2026.

2025 / U.S.A. & Canada / Runtime: 15 minutes / Vietnamese with English subtitles

For Your Consideration | Best Documentary Short Film

Director|Réalisateur : Christopher Radcliff

Writer and Producer|Scnénario et Production : Cathy Linh Che

Producer & Cinematographer |Production et Direction de la photographie : Jess X. Snow

Executive Producers | Producteurs exécutifs : Su Kim, Viet Thanh Nguyen, Kelly Marie Tran, Grace Lay, Sevasti Buford, Akemi Look, David Moon Ki Lee, Alicia Fujun Lew, Jungyoon Kim, Andreas Nicholas, Anthony Dinh Tran, Mingran Yamira Yang, Linhao Zhang

Publicity|Publicité : David Magdael PR

Distribution : Travelling Distribution, Parallax Films

 

 

Tout ira bien – Mathieu Lam

🎥 TOUT IRA BIEN réalisé par Mathieu Lam Sélection officielle Nikon Film Festival 2024 SYNOPSIS Dans un restaurant vietnamien, un couple commande du phở, déclenchant une réaction étrange chez la serveuse. Le chef, plongé dans un voyage émotionnel intense, prépare le plat emblématique tout en luttant contre des souvenirs douloureux et un héritage complexe lié à la recette.

ăn cơm – Clément Thanh Danh LÊ

“Ce jour-là, je perdrai tout ce qu’il y avait de vietnamien en moi”

La vidéo présentée par l’artiste, joue sur des récits visuels et textuels, montrant le travail de son père dans la cuisine de son restaurant vietnamien comme une sorte de rituel intime, presque sacré. La cuisine incarne à la fois un espace de création et de mémoire, où chaque geste, chaque ingrédient porte une signification multiple : c’est un lien entre deux générations, mais aussi un lieu de tensions. Les recettes vietnamiennes sont reconstituées mais s’éloignent de la tradition : elles doivent s’adapter à un nouveau contexte, une nouvelle langue, tandis que certains mots, intraduisibles, demeurent en suspens dans le silence.

L’artiste se reconnaît dans cette cuisine, y trouvant son propre reflet, dans l’entre-deux. Un panneau publicitaire détourné accompagne la vidéo, jouant sur les mots et les points

d’interrogation, il amène une dimension d’ironie et met en évidence l’introspection

identitaire de l’artiste, teintée de confusion.

Cette installation incite à réfléchir sur la force du rituel, la fragilité de la mémoire et le poids de la transformation, qui mènent à la perte et au silence.

(Texte descriptif écrit par Houda Bensebaa)

ăn cơm, 5’45, 2024

Réalisation : Clément Thanh Danh LÊ

Composition musicale : Jolan-Mihej Garcia-Papazian

Traduction-Interprétation : Ella Ward & Maya Minder

Mise en ligne le 3 déc. 2024 à 14:21

Voir la vidéo sur le site vimeo

Saveurs d’exil d’Anne-Solene Hatte – Séances avant-première Paris

Sous la douceur des gestes culinaires, Saveurs d’Exil dévoile les cicatrices d’une mémoire enfouie. Autour de moments en cuisine avec sa grand- mère vietnamienne, la réalisatrice, Anne-Solenne Hatte, remonte le fil du silence familial jusqu’à une histoire politique oubliée : celle d’un grand-père autrefois au cœur du régime du Sud Vietnam. Entre archives Super 8, recettes de famille et non-dits, le film tisse un récit sensoriel où le goût devient mémoire et la cuisine, un langage de transmission.
Un documentaire délicat et vibrant sur l’exil et la filiation.

Viet Culture in Motion

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🎬 CHÍNH THỨC CÔNG BỐ: Liên hoan phim tài liệu ngắn quốc tế đầu tiên trên thế giới về đề tài Văn hoá Việt -“ 𝐕𝐈𝐄𝐓 𝐂𝐔𝐋𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐈𝐍 𝐌𝐎𝐓𝐈𝐎𝐍”
Liên hoan phim tài liệu ngắn quốc tế về văn hoá Việt Nam – Viet Culture in Motion tìm kiếm 𝐧𝐡𝐮̛̃𝐧𝐠 𝐛𝐚̣𝐧 𝐭𝐫𝐞̉ 𝟑𝟎 𝐭𝐮𝐨̂̉𝐢 𝐭𝐫𝐨̛̉ 𝐱𝐮𝐨̂́𝐧𝐠, ưu tiên các bạn học sinh, sinh viên.
Thích làm phim, có thể tạo ra những content hay chỉ từ một chiếc điện thoại (có máy ảnh, máy quay phim thì càng tốt).
Nhưng quan trọng là bạn muốn 𝒎𝒂𝒏𝒈 𝒄𝒂̂𝒖 𝒄𝒉𝒖𝒚𝒆̣̂𝒏 𝑽𝒊𝒆̣̂𝒕 𝑵𝒂𝒎 𝒓𝒂 𝒕𝒉𝒆̂́ 𝒈𝒊𝒐̛́𝒊, một cách mới mẻ, đa dạng, nhiều màu sắc!
Đ𝒂̂𝒚 𝒍𝒂̀ 𝒍𝒊𝒆̂𝒏 𝒉𝒐𝒂𝒏 𝒑𝒉𝒊𝒎 𝒕𝒂̀𝒊 𝒍𝒊𝒆̣̂𝒖 𝒅𝒂̀𝒏𝒉 𝒓𝒊𝒆̂𝒏𝒈 𝒄𝒉𝒐 𝒗𝒂̆𝒏 𝒉𝒐𝒂́ 𝑽𝒊𝒆̣̂𝒕, 𝒗𝒂̀ 𝒄𝒖̃𝒏𝒈 𝒅𝒂̀𝒏𝒉 𝒄𝒉𝒐 𝒃𝒂̣𝒏!
👉𝑪𝒉𝒖̉ đ𝒆̂̀ 𝒍𝒂̀𝒎 𝒑𝒉𝒊𝒎 𝒍𝒂̀ 𝒈𝒊̀?
Đời sống, ký ức, bản sắc và chuyển động xã hội; từ phong tục, tập quán đến món ăn đường phố – được tiếp cận bằng góc nhìn cá nhân, chân thực và sáng tạo, thay vì lặp lại những khuôn mẫu quen thuộc.
🎬 𝑷𝒉𝒊𝒎 𝒔𝒆̃ đ𝒖̛𝒐̛̣𝒄 𝒄𝒉𝒊𝒆̂́𝒖 𝒐̛̉ đ𝒂̂𝒖?
Các phim được tuyển chọn sẽ công chiếu vào mùa hè 2026, tại rạp ở:
🇫🇷 Pháp | 🇧🇪 Bỉ | 🇨🇿 Cộng hoà Séc — trước khán giả quốc tế, giới chuyên môn và cộng đồng yêu điện ảnh.
🎬𝑯𝒂̣𝒏𝒈 𝒎𝒖̣𝒄 𝒑𝒉𝒊𝒎
• Phim tài liệu ngắn ≤ 10 phút
• Phim tài liệu ngắn ≤ 40 phút
📩 𝑺𝒂̆́𝒑 𝒎𝒐̛̉ 𝒄𝒐̂̉𝒏𝒈 𝒏𝒉𝒂̣̂𝒏 𝒑𝒉𝒊𝒎!
Hãy theo dõi trên kênh của chúng mình nhé!
Xin gửi lời cảm ơn đến nhiếp ảnh gia Nguyễn Trọng Cung đã đồng ý cho chúng tôi sử dụng bức ảnh trên poster.
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🎬 OFFICIAL ANNOUNCEMENT
INTERNATIONAL SHORT DOCUMENTARY FILM FESTIVAL “VIET CULTURE IN MOTION”
The Viet Culture in Motion International Short Documentary Film Festival is calling for young filmmakers aged 30 and under, with priority given to high school and university students.
You love filmmaking, can create compelling content with just a smartphone (having a camera or video equipment is an advantage), most importantly, you want to bring Vietnamese stories to the world!
We are looking for fresh, diverse, and vibrant perspectives on Vietnam.
This is the first international short documentary film festival dedicated exclusively to Vietnamese culture, and it is created for you!
👉 What are the film themes?
Films should explore moments of everyday life, memories, cultural identity, and social change; from traditions and customs to street food – approached through personal, authentic, and creative viewpoints, rather than repeating familiar stereotypes.
🎬 Where will the films be screened?
Selected films will be officially screened in summer 2026 at cinemas in:
🇫🇷 France | 🇧🇪 Belgium | 🇨🇿 Czech Republics – in front of international audiences, film professionals, and cinema lovers.
🎬 Film Categories
• Short Documentary Film ≤ 10 minutes
• Short Documentary Film ≤ 40 minutes
📩 Submission portal opening soon
Follow our channels to stay updated!
🎬 𝐕𝐈𝐄𝐓 𝐂𝐔𝐋𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐈𝐍 𝐌𝐎𝐓𝐈𝐎𝐍
See Vietnam. Feel Vietnam. Film Vietnam.
CONTACT US:
🌐 Facebook: Toucher Arts
🌐 Email: filmfestival2026@gmail.com

L’année du chat – Un documentaire de Tony Nguyen [Article de presse]

« Year of the Cat » est un documentaire du réalisateur Tony Nguyen, basé à Oakland, qui part à la recherche de la vérité sur l’histoire de sa famille vietnamienne, en particulier sur l’identité de son père, disparu dans le chaos de la chute de Saïgon en 1975. Cette année-là, appelée « année du chat » dans le calendrier vietnamien, marque la fin de la guerre et le début d’un exode massif de Vietnamiens fuyant le pays, dont la mère de Tony, alors enceinte de lui. Il embauche notamment Kyle Le, le vidéaste très populaire sur Youtube, pour l’accompagner dans son projet.

https://www.kqed.org/arts/13975100/in-year-of-the-cat-a-filmmaker-searches-for-the-truth-about-his-vietnamese-family-history

 

Fragments of memory (2023), un documentaire de Lê Hoàng Linh

À l’heure actuelle, environ 200 000 soldats vietnamiens sont portés disparus et leurs dépouilles n’ont pas été retrouvées.

 

De nombreuses productions documentaires et fictionnelles nous donnent à voir le travail de mémoire des âmes errantes des soldats dont on n’a pas retrouvé les corps. Rithy Pan l’évoque souvent. Dans son film Da 5 Bloods, Spike Lee met en scène des vétérans qui retournent au Vietnam pour honorer la mémoire d’un camarade tombé au front. Dans le récent film Viet & Nam, les protagonistes partent à la recherche du corps et de l’âme du mari/père. On y voit le recours au pouvoir des médiums et un lieu de mémoire où sont empilés les ossements de milliers de martyrs.

Dans un article pour Al Jazeera, le réalisateur Lê Hoàng Linh revient sur son documentaire Fragments of Memory, produit par la chaîne vietnamienne VTV4 (et disponible sur Youtube) et qui raconte la recherche d’une fosse commune suite au massacre de la bataille de LZ Bird  qui opposa des bataillons de l’armée états-unienne à des bataillons communistes vietnamiens la nuit du 27 décembre 1966, dans les alentours de Thôn Xuân Sơn, dans la province de Bình Định.

Suite à ce massacre, les soldats états-uniens creusent une fosse et y entèrent les cadavres de leurs ennemis. Plus de 50 années plus tard, alors que les autorités vietnamiennes continuent désespéremment de retrouver l’emplacement de ce charnier pour exhumer les restes des corps et pouvoir apporter les rituels que les martyrs méritent, ils font appel à leurs anciens ennemis.

Le film retrace alors les événement de l’époque et nous entraîne sur cette quête conjointe. Les documents d’archive et les récits sont illusrés par des scènes de guerre rejouées par des acteurs. Les entretiens donnent la parole aux deux camps.
Le récit rend compte des premières tentatives infructueuses puis de la découverte de l’emplacement, à partir des témoignages des anciens soldats états-uniens venus sur place. Enfin, la découverte de reliques, ces fragments du passé, permettent aux autorités locales d’organiser des cérémonies funéraires pour apporter la paix dans les foyers.

 


Les témoignages des différents acteurs de ce travail de deuil et de mémoire rendent compte également de la persistance de traumatismes pour les anciens soldats, de la difficulté à faire le deuil pour les proches des martyrs, et quelques images rendent compte de la dimension nationale et politique de cette mémoire.
La réconciliation est un concept politique diplomatique, c’est-à-dire entre les États, mais il revêt également une dimension psychologique qui est clairement palpable avec ces images. La parole de ceux qui étaient alors “jeunes et naïfs”, comme ils se présentent eux-mêmes, n’est pas étonnante dans une production communiste gouvernementale puisqu’elle s’accompagne d’une critique de la position états-unienne de l’époque : “nous ne savions pas ce que nous faisions, on nous avait dit qu’il fallait lutter contre le communisme” disent en substance les recrutés d’antan.

Regarder Ru, point de vue de Pascal Huynh [ressource]

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/807182/idees-regarder-ru-tant-quebecois-origine-vietnamienne

Dans ce texte d’opinion, Pascal Huynh partage ses impressions après avoir vu l’adaptation au cinéma du roman Ru de Kim Thuy.

Lire aussi Habiter au Vietnam pour se décoloniser – Pascal Huynh

Voir cette contribution sur la carte ASIan MIGration MAP.

Chronologie des histoires et mémoires de la diaspora vietnamienne

Ne faudrait-il pas faire une synthèse des informations et des ressources qui nous permettent de mieux comprendre l’histoire de la diaspora vietnamienne ? Et dans le même mouvement proposer de rassembler les productions scientifiques et artistiques qui traitent de ces mémoires ?
C’est un travail ambitieux, mais il faut bien commencer quelque part !

C’est un travail à vocation exhaustive mais en cours de réalisation. Pour toutes suggestions, utilisez la section commentaires !

Hiếu – Richard Van [EN]

Hiếu is a short film by director Richard Van, named after the character he briefly portrays. This snapshot of life provides an opportunity to showcase several aspects, aspirations specific to people of Vietnamese origin, several characteristics that I would like to dwell on for a few moments by focusing on three images, three key moments in the film.

American Dream

Must be a millionaire right?

In this picture we see Hiếu from behind, facing a group of Vietnamese Americans who came to listen to him. He is looking to recruit “collaborators” for his business of selling any kind of products, in this case, probably food products. He questions several people from his audience and asks them three things: what job they do, since when and if they have become millionaires. In this scene, we have a condensed version of the “American dream” in both its classic and modern versions, if any difference is relevant. Like many migrants, arriving in a new country means “starting from scratch”, a loss of economic and social capital. The priority for all the first generation is therefore to find a job in order to provide for their primary needs and to be able to pass on to the next generation the financial means to “take off” socially.
We see, among the characters who come to listen to our protagonist, rather old men and women who have low-skilled jobs with low wages: worker, employee, esthetician, etc.

It is interesting to note that solidarity within the community is also staged. For practical reasons, because one speaks the same language, because one has the same background, because one has been put in touch with trusted acquaintances, etc., one can hope to rely on one’s community members to do business.You can expect to rely on the members of your community to do business. It was this sense of solidarity that drew the audience to hear a Vietnamese man talk about money-making opportunities (and also the lure of money). This feeling also has its limits, since once the presentation is over, nobody seems convinced.

There is a sense of the fallen American dream in the staging of these people. These people have come to listen to a speech to earn money because they aspire, because they have aspired to become rich by living in one of the richest countries in the world. On the other side, there is a smooth talker who tries to convince himself as much as his audience that he can still get rich thanks to a new pyramid business system. We later learn that he has no place to sleep. In short, he is a loser and this is what makes this film so interesting. It succeeds in bringing a fairly accurate vision of this situation, which is neither that of the poverty of the migrant unable to integrate nor that of the luxurious abundance of the self-made man, who stands out from the model minority, and whose success proves the efficiency of the social system. We are here exactly between the two, showing how long and difficult economic integration is, how much sacrifice is required and how even when we incorporate the discourse and practices of the most “modern” businesses, nothing is guaranteed. In short, here, it is a question of connecting the situation of this person as an immigrant, with his or her initial capital and aspirations, but also as a member of a social class that goes beyond his or her origin and maintains a mass of people in the precariousness depicted.

Being eager to “come back there”

Dung asked me if I was going back there

 

From the very beginning of the film, one of the most popular songs from southern Vietnam, Sài Gòn đẹp lắm, serves as a pretext to trigger a discussion about Vietnam left behind at the time of exile with, without fully stating it. It is an obvious one, the tension between nostalgia and longing for return for the man and a kind of indifference and contempt on the part of his wife. Is this the reason for their separation? In any case, the two characters will continue to embody these two ideals, these two opposing relationships to Vietnam or the United States, as can be seen in this image in the kitchen.

The film holds this tension experienced and embodied by Hiếu who does not find his place here in the United States and wonders if he would be better off returning to his native country. A few years later, when he visits his wife and son, he shares this lingering doubt. He shares with his ex-wife the example of a comrade who returned “over there”.

This “over there” which is evident for him, does not evoke anything anymore for her though, who, at least in appearance, does not understand of which place he speaks. This is very powerful and shows once again how two imaginations, two postures oppose each other. For him, Vietnam is so present in his life here, that if he speaks of a return of any kind it is necessarily there. For her, this country she left no longer exists and there is no question of considering setting foot on this now unknown territory. She embodies integration and somehow oblivion, or at least acceptance, as emphasized by her new white companion.

This tension that opposes them is not as binary and frontal as one might think. The man, who is looking for his place, is summoned by his ex-wife to recover the last things he left at her place. Between the two of them, let’s not forget to mention the son, Brian, who also embodies this tension between these two parental poles.

I’m gonna go, okay?

Resignation?

The last scene is very tense. Locked in the room and not responding, his ex-wife and their son imagine the worst. Once they enter the room, they find him asleep. Sorry, he resigns himself to leave. Go where? Go back to that friend he’s been squatting with? Go back to Vietnam like Dung? We don’t know exactly, this sentence means anything.

He accepts his situation, he gives up his dreams, he lets it up.

There are obviously many more filmic elements to analyze, but these are the main ones that deal with this dynamic of memory and identity in the American diasporic context.

If you haven’t seen it yet:

https://www.richardvanfilms.com/hieu