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Sông Đà, la rivière noire, de Vi Nguyen

Sông Đà

Sur quatre-vingts ans traversés par la guerre, l’exil et les séparations, Sông Đà. La rivière Noire reconstitue le destin d’une femme vietnamienne dont la vie entière aura été une leçon de résistance et d’espoir. Inspiré de l’histoire de sa famille, le premier roman de Vi Nguyen prend la forme d’un récit à la première personne qui happe dès les premières lignes. De Cao Bàng aux bords de la rivière Noire, de Saigon sous les bombes, au Québec des années 1970, Nguyên Thị Hiêu raconte ses fuites, ses deuils, ses bonheurs et ses pertes avec une économie de moyens qui force le respect. La concentration du récit en fait toute la puissance : chaque page porte le poids de ce qui ne sera pas dit deux fois. Roman de la mémoire et du refus du silence, Sông Đà. La rivière Noire s’inscrit dans la lignée des grandes œuvres de la littérature diasporique québécoise tout en imposant une voix émergente singulière, celle d’une autrice inspirée par une femme qu’elle admire et aime, sa grand-mère.

 

1914-18, des Indochinois au secours de la France

“1914-1918 : l’histoire oubliée des 90 000 Indochinois recrutés par la France pour participer à l’effort de guerre. Il y a plus de 100 ans, l’humanité a été témoin de la plus grande guerre qui ait jamais eu lieu : la Première Guerre mondiale. Près de 2 millions d’hommes provenant de toute l’Asie ont été recrutés pour combattre dans cette guerre. Il s’agissait de soldats indiens issus de communautés reculées, d’agriculteurs chinois provenant de zones rurales isolées qui travaillaient comme ouvriers, de pêcheurs vietnamiens participant au nom de leurs maîtres coloniaux français et de marins japonais au service de leur empereur. Mais aujourd’hui, rares sont ceux qui se souviennent d’eux ou de leurs sacrifices. Comment le Vietnam a contribué à la Grande Guerre, mais aussi la manière dont cette guerre a changé le pays. Le Vietnam, alors partie de l’Indochine française, a fourni hommes et ressources durant la Première Guerre mondiale. Plus de 90 000 soldats, ouvriers et paysans s’engagent sous le drapeau colonial, se voyant promettre terres et gloire. Sur le front ou dans les usines d’armement, leur sacrifice reste oublié. 1914-18, des Indochinois au secours de la France Un documentaire de Clément Gargoullaud (Singapour, 2018, 47mn)”

 

 

Conférences sur CAFI Bordeaux 2026 [Conférences]

Un exemple de camp/centre d’accueil français : le CAFI : Pôleth Wadbled, sociologue à l’ODRIS, et André Forget, maire de Sainte-Livrade-sur-Lot et ancien habitant du CAFI. Communication intitulée « Le CAFI de Sainte-Livrade-sur-Lot, en Nouvelle Aquitaine : Regard sociologique et expérience vécue » présentée le 14 novembre 2025 dans la session modérée par Fabienne Duteil-Ogata, MCF d’études japonaises UBM, lors du colloque « Los Angeles et les camps d’incarcération des Japonais-Américains – une histoire intergénérationnelle, transnationale et intermédiale, en hommage à Amy Uyematsu », tenu à l’UBM les 13 et 14 novembre 2025. Langue : anglais et français.

Un exemple de camp/centre d’accueil français : le CAFI : Marc Bernardot, Professeur de sociologie à l’Université d’Aix-Marseille (AMU). Communication enregistrée intitulée « Entre deux camps. Éléments de comparaison des centres d’accueil des Français d’Indochine et des centres de relocation nippo-américains du WRA » présentée le 14 novembre 2025 dans la session modérée par Fabienne Duteil-Ogata, MCF d’études japonaises UBM, au cours du colloque « Los Angeles et les camps d’incarcération des Japonais-Américains – une histoire intergénérationnelle, transnationale et intermédiale, en hommage à Amy Uyematsu », tenu les 13 et 14 novembre 2025. Langue : français.

« Explorer nos histoires individuelles, c’est aussi nourrir nos histoires collectives.» ‪@GeorgeKa‬ – Banh Mi Media

« Explorer nos histoires individuelles, c’est aussi nourrir nos histoires collectives.»

Qu’est-ce qu’être une femme asiatique en France aujourd’hui ? C’est la question qu’a posée Linda à six femmes françaises vietnamiennes inspirantes, pour une série spéciale, Banh Mi Women, en 6 épisodes. Celles qui créent et impactent l’espace public français, à travers leurs parcours. Pour ce dernier épisode, Linda a rencontré George Ka, chanteuse et compositrice dont l’album, Les rebords du monde, est sorti en avril 2025.
Repérée par Gaël Faye, elle s’est fait connaître avec sa chanson Saigon, et son clip tourné au Vietnam. Dans son texte, George Ka parle d’identité, de métissage, et de la place que l’on a dans le pays de nos racines – un pays qui ne nous connaît pas. Sa voix est celle d’une génération nouvelle, qui porte un regard d’espoir sur une société où les parcours de chacun.es viennent se connecter pour mieux résonner, ensemble. “Quand je dois faire quelque chose, je me demande : « Est-ce que ça me rend fière ? ». C’est aussi le sentiment qui te dit « t’as bien fait ».” “En fait, les histoires collectives sont la somme d’histoires individuelles et de personnes qui ont essayé de documenter, de comprendre et de poser des mots dans lesquelles d’autres personnes pouvaient se reconnaître.” “C’est là que l’humanité se crée : quand on arrive à ressentir de l’empathie et de la compréhension pour des personnes qui ont des itinéraires complètement différents.”
Un épisode qui clôture la série Banh Mi Women, et dans lequel on parle de sororité, de cultiver la joie, et de comment transformer nos histoires individuelles en histoires collectives.
Banh Mi est un podcast créé et réalisé par Linda Nguon. https://banh-mi.co/
Ecouter Georges Ka – Saigon [CLIP OFFICIEL] sur Youtube:

Born in Cần Thơ and Raised in the US, Rapper Mixed Miyagi Stays True to His Many Roots –

Born in Cần Thơ and Raised in the US, Rapper Mixed Miyagi Stays True to His Many Roots

 

“Miền Tây sông nước tao ngắm cánh đồng xanh / Buổi sáng là thức dậy để đi cày mà làm ăn / Trên đời này thành công là siêng năng / Không có giống mấy thằng chó, có chút tiền rồi kiêu căng.”

If you listened to these bars without accompanying visuals, you would likely picture a local rapper rhyming while driving around his hometown rice fields, perhaps interspersed with footage performing in a rowdy Saigon nightclub. Reality is unexpected though.

Wearing an Angkor Wat tourist shirt and rapping inside a shopping cart being pushed down the aisles of an American grocery store as his braids swing, Mixed Miyagi‘s appearance juxtaposed with his flawless Vietnamese helped the video for ‘Việt Nam Xin Chào’ go viral last year. People were astonished by the sight of someone of African descent rapping so smoothly in Vietnamese.

Read the full article of Saigoneer (28/07/2022)

URL : https://saigoneer.com/quang-8-octave/25677-born-in-c%E1%BA%A7n-th%C6%A1-and-raised-in-the-us,-rapper-mixed-miyagi-stays-true-to-his-many-roots

Mixed Miyagi | Việt Nam Xin Chào – Youtube (nov.2020)

URL : https://www.youtube.com/watch?v=eH6lCcppzpg

About Mixed Miyagi:

Originally from Can Tho, Vietnam, “Miyagi” was raised in Tampa, FL, where he was captivated by the Hip-Hop culture. As a biracial immigrant, his music expresses passion for social justice, cultural awareness, lyricism and clever wordplay.

Sinh ra ở Cần Thơ, “Miyagi” đã lớn lên ở Tampa, FL, nơi mà anh ấy tìm được sự đam mê ở trong Hip-Hop. Một người nhập cư và con lai, âm nhạc của anh ấy tập trung vào sự công bằng xã hội, nhận thức văn hóa, thơ nhạc trữ tình và phong cách chơi chữ thông minh.

Link: https://www.youtube.com/@MixedMiyagi

About Saigoneer (Wikipedia):

Saigoneer is a digital news site based in Ho Chi Minh CityVietnam.[1][2] Founded in 2012 by Brian Letwin and Alberto Prieto,[3] Saigoneer hosts daily news reporting, original, and branded content in English, Vietnamese, and Korean.[4][5][6][7] In January 2018, Saigoneer launched the Saigoneer Podcast, one of the first English podcasts produced in Vietnam.[6]. 

https://saigoneer.com/

“Viet World Wide” Lee7 ft. Fawng Daw & TwoTee (English, German, Vietnamese Rap)

“Viet World Wide” Lee7 ft. Fawng Daw & TwoTee (English, German, Vietnamese Rap)

(Fawng Daw)

Vietnam, Vietnam, it is a part of us

But whenever we go back they call us foreigners

Viet Kieu, that is what they callin me

And over here, I’m just a minority…

(Twotee)

Ich frage mich oft, wären meine Eltern enttäuscht

Wenn ich eines Tages heirat und die Braut wäre deutsch

Oder ein anderes Land, was nicht die selbe Sprache spricht

Wäre meine Kultur kaputt vom selben Tag an?

(Lee7)

Con không sinh ở đây, nhưng lớn cùng với tháng ngày

Con là người Việt chính gốc da vàng tóc đen cùng với giấy tờ định cư ở bên tây

Điều mà con học khi sang bên đây là làm quanh năm dù nắng cháy

Mẹ dạy cho con là phải hiên ngang mà sống cho dù có trắng tay

—-

Written and performed by Fawng Daw, Twotee, Lee7

Video directed and edited by Viet Phuong Dao (aka Fawng Daw), July. 2014, Youtube.

Camera by Mensus Nguyen, Celine Nguyen, Twotee, and Viet Phuong Dao

URL : https://www.youtube.com/watch?v=uALoe5Xpdns

—-

About Fawng Daw : Phuong Dao is a filmmaker and musician based in Hamburg, Germany.

https://www.youtube.com/@Fawngdaw

About TwoTee: underground Vietnamese hip-hop artist known for early 2010s tracks like “Viet World Wide”

https://www.instagram.com/twotee089/

About Lee7 : Lê Hoàng Dương is a rapper born in Hanoi and based in Munich, Germany

https://viethiphop.vn/threads/lee7.9133/.

 

 

Choosing Forgiveness | Kim Phúc Phan Thị | TEDxVienna

The Terror of War, colloquially known as Napalm Girl, is a photograph taken on 8 June 1972. It shows a naked 9-year-old girl, Phan Thi Kim Phuc, running toward the camera from a South Vietnamese napalm strike that mistakenly hit Trảng Bàng village instead of nearby North Vietnamese troops. It is credited as one of the most famous images of the Vietnam War and an indictment of the effects of war on innocent victims in general.

(From Wikipedia, the free encyclopedia)

The Terror of WarPhan Thi Kim Phuc is the girl depicted running naked in the center of the image

Choosing Forgiveness | Kim Phúc Phan Thị | TEDxVienna

TEDx Talks, 10 janv. 2023

In this emotional talk Kim remembers her brutal experience during the Vietnam war and how she found hope and forgiveness. Kim Phúc Phan Thị is known around the world as “The Girl in the Picture” and the “Napalm Girl.” In 1972, age 9, she was immortalized in a Pulitzer Prize-winning photograph that shows her running down a road in Trang Bang, Vietnam, after having her clothes burned off by napalm. Living symbol of the atrocities of war and UNESCO Goodwill Ambassador for the Culture of Peace, she is also the founder of The KIM Foundation International. There, she supports children who are victims of war by providing medical and psychological support in order that they overcome their traumatic experiences.

This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but independently organized by a local community.

Learn more at https://www.ted.com/tedx

 

Conférence « Boat People : 50 ans après », MFCV

« Boat People : 50 ans après » Conférence à la Médiathèque Jean-Pierre Melville (Paris 13e)  du 5 déc. 2025

Une soirée pour croiser les regards dans un esprit de mémoire partagée :

Il y a un demi-siècle, des centaines de milliers de Vietnamiens ont pris la mer pour fuir leur pays, au péril de leur vie. Cet exode, qui a marqué durablement l’histoire contemporaine, continue de résonner aujourd’hui, dans les mémoires individuelles comme collectives.

Le MCFV vous invite à une conférence qui donnera la parole à un historien, un témoin engagé, un ancien Boat People et une fille de Boat People, tous issus de différentes générations. Ensemble, ils proposeront un regard pluriel sur l’expérience des Boat People, entre histoire, témoignages et transmission.

Intervenants :

  • M. Hardy Andrew – historien, spécialiste des migrations du Vietnam (1954-1990). Directeur d’études de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO) et membre statutaire du Centre Asie du Sud-Est (CASE, UMR 8170). Ses recherches portent sur les migrations des Vietnamiens, l’histoire du Champa et les relations transfrontalières et inter-ethniques dans la péninsule indochinoise.

  • M. Dinh Xuân Anh Tuân – médecin français d’origine vietnamienne, engagé dans les opérations de sauvetage. Chercheur, professeur universitaire, chef de service à l’hôpital Cochin, est membre du Conseil d’Administration du MCFV.Très engagé humanitairement, c’est le premier médecin français d’origine vietnamienne à participer à des opérations de sauvetage des Boat People en mer de Chine méridionale organisées par Médecins du Monde : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anh_Tuan_Dinh-Xuan

    Il donne et anime de nombreuses visioconférences organisées par le MCFV et par d’autres associations en lien avec le Vietnam, sur des sujets tels que la médecine, la physiologie et la biologie, la pandémie de COVID, le racisme, etc..

  • Mme Vu Lê Ha – danseuse-chorégraphe, fille de Boat People, qui explore l’héritage mémoriel par l’art. Née en France de parents Vietnamiens et Indiens, Lệ Hà VỦ est depuis toujours muée par une quête constante du soi, de l’autre et du collectif. Après un voyage de 2 ans au Vietnam à la recherche de l’histoire de ses ancêtres, elle se reconvertit vers le métier de danseuse-chorégraphe et crée son premier spectacle « Lệ Hà, la mémoire à contre-courant ». Sa compagnie SÁO SAO développe une gestuelle organique nourrie par le théâtre, le clown, le hiphop et les danses traditionnelles vietnamiennes. Elle recherche l’hybridation, comme un équilibre conscient à trouver entre les mondes. Compagnie SÁO SAO (@compagnie.saosao) • Photos et vidéos Instagram

  • avec la participation de M. Pham Quang, journaliste co-animateur de la revue culturelle Les Cahiers du Nem.

    Revue électronique indépendante et apolitique, les Cahiers du Nem a pour seul objectif de mieux faire connaître l’Asie au grand public.

    http://lescahiersdunem.fr/about/

 

A propos du MFCV : Mouvement des Citoyens Français d´origine Vietnamiemme

Le MCFV est une association à but non lucratif qui rassemble en particulier des personnes ayant un lien ou un intérêt pour le

Viêtnam, en particulier la culture et les traditions vietnamiennes. Notre but est de les soutenir et de promouvoir la culture vietnamienne dans un esprit de solidarité, de tolérance et

d’ouverture, en toute indépendance. Le MCFV fonctionne uniquement grâce à des bénévoles. https://www.mcfv.eu/

Indochine, histoire d’une colonie française – Radio France (podcast)

Carte postale colorisée de la Grande Rue dans le quartier de Dap-Cau à Hanoï pendant la colonisation française de l'Indochine
Illustration : Carte postale colorisée de la Grande Rue dans le quartier de Dap-Cau à Hanoï pendant la colonisation française de l’Indochine. ©Culture Club/Getty Images

À propos de la série

De la Cochinchine au Tonkin, c’est une histoire de prêtres en mission et de colons à la conquête de nouveaux marchés. C’est aussi l’histoire d’une lutte pour l’indépendance quand, avec Hô Chi Minh, l’Indochine voit rouge. Sans oublier bien sûr la bataille de Diên Biên Phu… anatomie d’une chute !

À quand remonte la présence française en Asie du Sud-Est ? Qui sont les missionnaires français envoyés en Cochinchine et au Tonkin et comment se déroule l’évangélisation de ces régions ? Qu’est-ce qui déclenche la conquête française de l’Indochine au XIXe siècle et comment s’organisent les réseaux de négoce avec la France ? Qui est Hô Chi Minh et quelle est l’histoire de l’anticolonialisme vietnamien ? Enfin, comment se déroule la guerre d’Indochine et qu’est-ce qui a conduit à la défaite française de Diên Biên Phu ? Indochine : quatre émissions pour raconter l’histoire d’une colonie française.

Épisode 1/4. De la Cochinchine au Tonkin, des prêtres en mission

Épisode 2/4. Colonisation de l’Indochine, à la conquête de nouveaux marchés

Épisode 3/4. Avec Hồ Chí Minh, l’Indochine voit rouge

Épisode 4/4. Diên Biên Phu, anatomie d’une chute

À propos du podcast

Par Xavier Mauduit. Du lundi au vendredi, “Le Cours de l’histoire” remet au goût du jour le récit de l’histoire, réservant un traitement à toutes ses occurrences dans l’espace public comme dans les productions culturelles, tout en restant très attentif à l’actualité de la recherche.

En vingt ans, les questions ont évolué, les problématiques se sont déplacées, l’enjeu politique que représente le savoir historique pour nos sociétés, pour les citoyens comme pour les pouvoirs n’est plus le même : à bien des égards, il occupe une place plus importante que jamais. Le Cours de l’histoire remet au goût du jour le récit de l’histoire, réservant un traitement à toutes ses occurrences dans l’espace public comme dans les productions culturelles, tout en restant très attentif à l’actualité de la recherche.

Lien : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-indochine-histoire-d-une-colonie-francaise#about

Débridé Stories – Caroline

Dans ce deuxième épisode de Débridé Stories, on rencontre Caroline, femme d’origine vietnamienne qui revient sans détour sur une vie tiraillée entre deux cultures, deux éducations, deux versions d’elle-même. Derrière le sourire… il y a une vraie histoire. Dans cette interview, Caroline parle sans filtre de : son éducation vietnamienne et le poids des attentes familiales les complexes qu’elle a traînés — et d’où ils viennent vraiment sa relation à la liberté, ce qu’elle a dû conquérir sa vie au Vietnam et ce que ce pays représente pour elle ce qu’elle dirait aujourd’hui à la petite fille qu’elle était

Koï Europe – la première revue dédiée aux communautés asiatiques à travers l’Europe.

Koï Europe

Koï Europe est la première revue dédiée aux communautés asiatiques à travers l’Europe.

Une édition bilingue (français / anglais) et au format papier, réunissant des reportages et portraits réalisés de la Suède à la Hongrie, de l’Ukraine au Royaume-Uni, en passant par l’Allemagne, la France, l’Italie et la Suisse.

À travers ces récits, Koï Europe propose une vue d’ensemble inédite des communautés d’Asie de l’Est et du Sud-Est en Europe, et une autre manière de raconter l’Europe à travers ses diasporas asiatiques.

EN 
Koï Europe is the first editorial project dedicated to East and Southeast Asian communities across the European continent, offering an unprecedented overview of their stories and experiences — from Sweden to Hungary, from Ukraine to France.
A beautifully crafted object to keep and share, filled with in-depth content meant to be revisited over time.
A bilingual edition, in French and English, created to tell Europe through its Asian diasporas.

Cambodge L’art devant l’extrême De Rithy Panh à la jeune génération – Soko Phay

Cambodge. L’art devant l’extrême

Au Cambodge, environ deux millions de personnes – soit près du quart de la population – ont péri entre 1975 et 1979, à la suite de déportations, de meurtres de masse et de famines. Face au génocide perpétré par les Khmers rouges, l’art est un défi que les artistes doivent surmonter. Rithy Panh, Vann Nath, Séra, Svay Sareth ou encore, dans la seconde génération, Davy Chou, Vandy Rattana, Guillaume Suon, Jenny Teng n’ont eu de cesse de faire œuvre de mémoire pour s’élever contre le déni et l’effacement des morts sans sépulture.
Cinquante ans après le début des massacres dans son pays, Soko Phay revisite les relations entre le témoignage et la fiction et montre comment les œuvres mémorielles donnent à penser les séquelles profondes au sein de la société cambodgienne. Par ses ressources symboliques, la création permet de dévoiler ce qui a été dérobé au regard, tout en assurant le travail de transmission des événements non-inscrits dans l’histoire officielle.
Cet essai sur la représentation de l’extrême s’accompagne d’un récit personnel dans lequel l’autrice revient sur les traces de l’exil, depuis la ville de Samrong, d’où sa famille a fui les Khmers rouges, jusqu’au camp de réfugiés à la frontière thaïlandaise.

Soko Phay est professeure en histoire et théorie de l’art à l’Université Paris 8. Elle a consacré de nombreuses publications à l’art devant l’extrême, dans ses relations avec la mémoire et l’histoire. Elle a notamment dirigé ou co-dirigé : Cambodge, l’atelier de la mémoire (2010), Cambodge, cartographie de la mémoire (2017), Les Génocides oubliés ? (2020), Le Paysage après coup (2022) et Rwanda, l’atelier de la mémoire. Des archives à la création (2022).

Préface de Richard Rechtman, anthropologue, psychiatre et directeur d’études à l’EHESS.

Cet ouvrage a bénéficié du soutien du CNRS dans le cadre d’un accueil en délégation au Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL – UMR 8566 CNRS/EHESS), ainsi que de l’aide à l’édition du CRAL et de l’Unité de recherche Arts des images et art contemporain (AIAC / Université Paris 8).

Philosophie du retour : penser les mobilités transnationales

À la suite de mes recherches sur les mobilités transnationales et diasporiques des jeunes générations, notamment issues des migrations vietnamiennes, j’ai signé un article qui s’interesse aux questions philosophiques liées aux enjeux écologiques. En effet, si la question de l’avion principalement pose débat sur l’empreinte écologique, la répartition des droits à la mobilité doit être pensée en prenant en compte le rapport spécifique que les un.es et les autres entretiennent avec les différents territoires. Cette réflexion s’inscrit dans une démarche entamée il y a plusieurs années, lorsque j’ai notamment décidé de retourner au Vietnam sans prendre l’avion, et toutes les interrogations sur ma propre posture qui avait mené à des lectures et l’animation d’ateliers sur la “décolonisation du tourisme” organisés à Rennes avec l’association déConstruire en 2018.
La revue Œconomia Humana a non seulement accepté de publier cet essai mais également soutenu un format libre qui donne la place à d’autres voix, d’autre formats, pour inventer les mobilités du futur, c’est à lire ici pour la partie plus académique et à explorer ici pour les contributions plus artistiques que j’ai eu le plaisir de coordonner avec Lệ Hà Vu.

Sur Reporterre est paru un billet de Rania Daki qui s’intéresse à ces questions.
Une émission sur France inter s’est également penchée sur la question, à écouter : le voyage est-il à décoloniser ?

Plusieurs comptes insta publient régulièrement des réflexions sur le sujet, notamment https://www.instagram.com/decolonial.voyage/

Hearts of Freedom – Coeurs en liberté 042 : LE Tien Dung

HOF042: LE Tien Dung

Tien-Dung left Vietnam at the age of 14 years with his parents and his two siblings, 3 days before the fall of Saigon.  At the time, his father was able to get the seats through his contacts. The family flew to Wake Island in Micronesia and stayed for a month.

They then landed in Guam, May 20, 1975 where they met with Canadian Immigration officials. The family’s request for asylum was approved and they arrived in Montreal on May 23, 1975, where his mother pursued French language training and he and his brother took French course offered by Quebec government. His parents opened a convenience store to support the family. Dung participated in a radio tribune and wrote several articles about his migration to Canada, one of them been published in LaPresse+.

Tien-LÊ, Tien-Dung a quitté le Vietnam à l’âge de 14 ans avec ses parents, son frère et sa sœur, 3 jours avant la chute de Saigon (27 avril 1975). À cette époque, son père avait des contacts qui ont fourni à sa famille un moyen de transport hors du pays. La famille a pris l’avion pour l’île de Wake en Micronésie où elle est restée pendant un mois.

Ils ont ensuite atterri à Guam, le 20 mai 1975, où ils ont rencontré des représentants de l’immigration canadienne. La demande d’asile de la famille a été approuvée et ils sont arrivés à Montréal le 23 mai 1975. Une fois installé, sa mère a suivi un cours de français offert par le COFI (Centre d’orientation et de formation pour les immigrants); son frère et lui ont suivi des cours de français dans des classes d’accueil. Ses parents ont, finalement, ouvert un dépanneur pour subvenir aux besoins de la famille. Il a donné une entrevue et a écrit quelques articles dont un a été publié sur LaPresse+ au sujet de sa migration au Canada.

Consulter le site Hearts of Freedom / Coeurs en liberté

Tout ira bien – Mathieu Lam

🎥 TOUT IRA BIEN réalisé par Mathieu Lam Sélection officielle Nikon Film Festival 2024 SYNOPSIS Dans un restaurant vietnamien, un couple commande du phở, déclenchant une réaction étrange chez la serveuse. Le chef, plongé dans un voyage émotionnel intense, prépare le plat emblématique tout en luttant contre des souvenirs douloureux et un héritage complexe lié à la recette.