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1914-18, des Indochinois au secours de la France

“1914-1918 : l’histoire oubliée des 90 000 Indochinois recrutés par la France pour participer à l’effort de guerre. Il y a plus de 100 ans, l’humanité a été témoin de la plus grande guerre qui ait jamais eu lieu : la Première Guerre mondiale. Près de 2 millions d’hommes provenant de toute l’Asie ont été recrutés pour combattre dans cette guerre. Il s’agissait de soldats indiens issus de communautés reculées, d’agriculteurs chinois provenant de zones rurales isolées qui travaillaient comme ouvriers, de pêcheurs vietnamiens participant au nom de leurs maîtres coloniaux français et de marins japonais au service de leur empereur. Mais aujourd’hui, rares sont ceux qui se souviennent d’eux ou de leurs sacrifices. Comment le Vietnam a contribué à la Grande Guerre, mais aussi la manière dont cette guerre a changé le pays. Le Vietnam, alors partie de l’Indochine française, a fourni hommes et ressources durant la Première Guerre mondiale. Plus de 90 000 soldats, ouvriers et paysans s’engagent sous le drapeau colonial, se voyant promettre terres et gloire. Sur le front ou dans les usines d’armement, leur sacrifice reste oublié. 1914-18, des Indochinois au secours de la France Un documentaire de Clément Gargoullaud (Singapour, 2018, 47mn)”

 

 

Conférences sur CAFI Bordeaux 2026 [Conférences]

Un exemple de camp/centre d’accueil français : le CAFI : Pôleth Wadbled, sociologue à l’ODRIS, et André Forget, maire de Sainte-Livrade-sur-Lot et ancien habitant du CAFI. Communication intitulée « Le CAFI de Sainte-Livrade-sur-Lot, en Nouvelle Aquitaine : Regard sociologique et expérience vécue » présentée le 14 novembre 2025 dans la session modérée par Fabienne Duteil-Ogata, MCF d’études japonaises UBM, lors du colloque « Los Angeles et les camps d’incarcération des Japonais-Américains – une histoire intergénérationnelle, transnationale et intermédiale, en hommage à Amy Uyematsu », tenu à l’UBM les 13 et 14 novembre 2025. Langue : anglais et français.

Un exemple de camp/centre d’accueil français : le CAFI : Marc Bernardot, Professeur de sociologie à l’Université d’Aix-Marseille (AMU). Communication enregistrée intitulée « Entre deux camps. Éléments de comparaison des centres d’accueil des Français d’Indochine et des centres de relocation nippo-américains du WRA » présentée le 14 novembre 2025 dans la session modérée par Fabienne Duteil-Ogata, MCF d’études japonaises UBM, au cours du colloque « Los Angeles et les camps d’incarcération des Japonais-Américains – une histoire intergénérationnelle, transnationale et intermédiale, en hommage à Amy Uyematsu », tenu les 13 et 14 novembre 2025. Langue : français.

Les 7 branches – Adam Nguyen, 2026 (Documentaire)

Ce documentaire autoproduit, écrit et réalisé par Adam Nguyen, dure une cinquantaine de minutes. Il donne la parole aux sept enfants de ses grands-parents, qui retracent la trajectoire de leur père et de leur mère. Il convient de le préciser d’emblée : il s’agit avant tout d’un film intime, construit comme un récit familial. On peut dès lors s’interroger sur l’intérêt qu’un tel récit de vie, consacré à un homme et une femme nés en Asie puis installés avec leur famille en région parisienne, peut présenter pour un public extérieur à ce cercle familial.
Sur le plan formel, le documentaire repose principalement sur une série d’entretiens menés par le réalisateur avec ses oncles et tantes, qu’il désigne comme les « sept branches », en référence à leur place dans l’arbre généalogique. À travers ces échanges, il revient sur les différentes étapes de l’existence de ses grands-parents : celle du grand-père, d’origine indienne, et celle de la grand-mère, vietnamienne. Le film adopte ainsi une structure chronologique, allant de l’enfance au Vietnam aux années passées en Inde, puis à l’arrivée en France, à l’installation dans le pays d’accueil, au vieillissement et, enfin, au décès successif du grand-père puis de la grand-mère.
D’un point de vue technique, l’ensemble est soigné. La mise en scène demeure sobre : les témoignages se succèdent dans un dispositif d’entretien classique, mais efficace, soutenu par un montage fluide. Le film mobilise également des photographies familiales, des archives visuelles et quelques images filmées issues de fonds extérieurs. À cela s’ajoutent deux ou trois images vraisemblablement générées par intelligence artificielle, utilisées pour illustrer certains souvenirs.
L’intérêt du documentaire, pour un chercheur travaillant sur les enjeux de mémoire, réside dans la manière dont un descendant organise la collecte et la mise en récit de la parole familiale. Le film permet d’observer les questions posées, les modalités de réponse et, plus largement, la construction d’un récit intergénérationnel. Certes, le spectateur n’a pas accès à l’ensemble du matériau recueilli : le montage opère nécessairement une sélection. Or cette sélection constitue précisément un objet d’analyse. Elle révèle ce que le réalisateur, à la fois collecteur, monteur et héritier, juge digne d’être transmis. Même lorsqu’il cherche à rester fidèle aux témoignages, son travail implique des choix subjectifs, sensibles et narratifs. En rendant cette matière publique, il ne se contente donc pas d’assembler des souvenirs : il leur donne une forme cohérente, susceptible d’être reçue par des spectateurs extérieurs à la famille.
La progression du film ne relève pas seulement d’un ordre chronologique. Elle s’organise aussi autour d’un motif central, explicitement formulé au début comme à la fin du documentaire : celui du sacrifice. Ce sacrifice est attribué aux grands-parents, mais il est également perçu par leurs enfants, qui en deviennent les témoins et les interprètes. Ce thème est fréquent dans les récits de descendants de personnes immigrées. L’exil, la migration, le déclassement social et la perte de privilèges y sont souvent associés à l’idée d’un effort parental redoublé, destiné à assurer aux enfants les meilleures conditions de vie possibles. Le documentaire apparaît ainsi comme un geste mémoriel et commémoratif, mais aussi comme un hommage explicite à deux figures fondatrices, assimilées au tronc familial par la métaphore de l’arbre généalogique.
Sur le plan historique, le film fournit seulement quelques repères permettant de situer les trajectoires individuelles dans un contexte plus large. Les raisons précises de la présence de cette famille indienne au Vietnam demeurent peu développées, même si elles peuvent être comprises dans leurs grandes lignes. L’offensive du Têt en 1968 et la chute de Saïgon en 1975 sont toutefois mentionnées comme des événements majeurs, venus bouleverser le projet familial et précipiter le départ, d’abord vers l’Inde, puis vers la France. Le documentaire s’inscrit ainsi dans une forme relativement classique de double récit biographique et familial, comparable à d’autres documentaires, mémoires ou récits de vie consacrés aux trajectoires migratoires. Son originalité tient moins à son dispositif qu’à la manière dont il incarne cette histoire : le récit est clairement construit, accessible, et rend perceptible l’adaptation progressive de la famille à des contextes successifs.
Plusieurs éléments évoqués rejoignent des problématiques bien identifiées dans les travaux sur les migrations et l’exil : le déclassement social, la précarisation, mais aussi les expériences de racisme vécues par les enfants en tant que métis indo-vietnamiens. Au Vietnam, ils ne sont pas perçus comme suffisamment vietnamiens ; en Inde, ils sont critiqués ou rejetés parce qu’ils sont assimilés à des Chinois. Face à ces formes d’exclusion, les témoins, aujourd’hui âgés d’environ soixante à quatre-vingts ans, expriment une reconnaissance marquée envers la France et la société française, notamment pour l’accueil, l’intégration et les solidarités dont ils ont bénéficié à leur arrivée. Plus encore, le film suggère que la trajectoire migratoire a profondément marqué la psychologie des parents et leur manière d’exercer leur rôle parental. Le déclassement et la perte des ressources antérieures semblent notamment conduire la mère à une anticipation permanente du pire. La réussite familiale se trouve finalement associée, comme cela est indiqué à la fin du documentaire, à l’accession à la propriété et à l’achat d’un pavillon.
Les questions d’éducation occupent également une place importante. La dureté et la sévérité parentales peuvent être interprétées à la fois au regard de la culture d’origine et de la situation de précarité produite par l’exil. Le motif du sacrifice implique aussi une forme de pression exercée sur les enfants, même si cette dimension demeure peu explicitée dans le film. Celui-ci adopte en effet une tonalité très bienveillante à l’égard des parents disparus et ne propose pas de véritable lecture critique. Ce choix est compréhensible au regard de la fonction mémorielle et hommageante du documentaire, mais il limite l’exploration des tensions éventuelles au sein de la famille. Les difficultés évoquées restent principalement extérieures : elles relèvent de la guerre, de l’exil, de la précarité ou du racisme, plutôt que des relations internes au couple, à la fratrie ou au groupe familial élargi. Aborder ces dimensions supposerait certes d’en disposer et d’accepter de les rendre publiques ; cela permettrait toutefois de saisir plus finement la complexité des relations familiales en contexte migratoire.
Dans ses dernières minutes, le documentaire aborde le vieillissement, les derniers instants des grands-parents et l’expérience du deuil, notamment celle de la grand-mère devenue veuve. Il montre ensuite la reconfiguration des liens familiaux autour du soin apporté à cette femme désormais seule, puis les effets de sa disparition sur les enfants. Cette séquence, bien que brève, ouvre une réflexion sur la fin de vie, la transmission et la disparition progressive d’une génération.
Enfin, le film laisse entrevoir la présence des générations suivantes, sans véritablement approfondir leur rapport à cette histoire. On comprend pourtant, comme cela est affirmé en conclusion, que le documentaire leur est aussi destiné. Il serait dès lors intéressant d’interroger leur propre relation à la mémoire familiale, au pays d’origine, à l’histoire migratoire et aux formes de transmission culturelle. Le discours demeure en effet relativement homogène : il propose le double portrait d’un homme et d’une femme, raconté par leurs enfants à travers les souvenirs d’une enfance présentée comme globalement heureuse, malgré la guerre et l’exil. Cette perspective rappelle, par certains aspects, le travail de Marcelino Truong. Si le rapport des oncles et tantes à la France apparaît relativement apaisé, on aimerait en savoir davantage sur leur rapport à l’histoire, aux appartenances nationales et culturelles, ainsi qu’à ce qu’ils souhaitent transmettre à leurs propres enfants. Le documentaire se présente finalement comme un témoignage filial adressé aux parents disparus, clos par des paroles d’amour et de gratitude.

 

Avec « Tout là-bas », Clément Baloup est parti à la rencontre des Vietnamiens d’Australie. Entretien Les Cahiers du Nem

Avec « Tout là-bas », Clément Baloup est parti à la rencontre des Vietnamiens d’Australie. Entretien Les Cahiers du Nem

Australie, faux capitaine d’un bateau de réfugiés, prince des rizières et mémoires contradictoires, Clément Baloup a accordé un entretien aux Cahiers du Nem sur son nouveau projet, intitulé « Tout là-bas ». Les Cahiers du Nem sont partenaires de ce projet, que l’auteur de bandes dessinées a choisi d’auto-éditer, et sont impatients d’avoir entre les mains ce nouvel opus de la série Mémoires de Viêt-Kiêu sur la communauté vietnamienne en Australie.

 Il est possible de soutenir ce projet en précommandant un exemplaire et en contribuant au financement participatif en cliquant ici.

 

URL : https://lescahiersdunem.fr/avec-tout-la-bas-clement-baloup-est-parti-a-la-rencontre-des-vietnamiens-daustralie-entretien/

Samedi 20 juin 2026, à 18h30, le MCFV organise une rencontre avec dédicace par Clément Baloup, à l’occasion du lancement du financement participatif pour son 5e tome de sa série Mémoires de Viêt Kiêu, « Tout là-bas »,  dans la Salle privatisée de « L’Arrivée  » (Paris 5e).

Clément Baloup sera présent dès 18h30. Il présentera son projet et répondra à vos questions. Vous pourrez faire dédicacer toutes ses BD dont les autres tomes de la série « Mémoires de Viet Kiêu » .

Si vous souhaitez acheter des albums, vous pouvez les commander en contactant directement Clément Baloup via son Facebook : https://www.facebook.com/clement.baloup. Il apportera quelques exemplaires ce jour-là.

20/06/26 : Rencontre – Dédicace avec Clément Baloup par le MCFV (Paris 5e)

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Pour connaître Clément Baloup et relire notre entretien avec Julien Le Hoangan, dans notre cahier de recherches Rhizomes (3/12/2020)

Raconter l’héroïsme ordinaire de la diaspora vietnamienne, entretien avec Clément Baloup.

« Explorer nos histoires individuelles, c’est aussi nourrir nos histoires collectives.» ‪@GeorgeKa‬ – Banh Mi Media

« Explorer nos histoires individuelles, c’est aussi nourrir nos histoires collectives.»

Qu’est-ce qu’être une femme asiatique en France aujourd’hui ? C’est la question qu’a posée Linda à six femmes françaises vietnamiennes inspirantes, pour une série spéciale, Banh Mi Women, en 6 épisodes. Celles qui créent et impactent l’espace public français, à travers leurs parcours. Pour ce dernier épisode, Linda a rencontré George Ka, chanteuse et compositrice dont l’album, Les rebords du monde, est sorti en avril 2025.
Repérée par Gaël Faye, elle s’est fait connaître avec sa chanson Saigon, et son clip tourné au Vietnam. Dans son texte, George Ka parle d’identité, de métissage, et de la place que l’on a dans le pays de nos racines – un pays qui ne nous connaît pas. Sa voix est celle d’une génération nouvelle, qui porte un regard d’espoir sur une société où les parcours de chacun.es viennent se connecter pour mieux résonner, ensemble. “Quand je dois faire quelque chose, je me demande : « Est-ce que ça me rend fière ? ». C’est aussi le sentiment qui te dit « t’as bien fait ».” “En fait, les histoires collectives sont la somme d’histoires individuelles et de personnes qui ont essayé de documenter, de comprendre et de poser des mots dans lesquelles d’autres personnes pouvaient se reconnaître.” “C’est là que l’humanité se crée : quand on arrive à ressentir de l’empathie et de la compréhension pour des personnes qui ont des itinéraires complètement différents.”
Un épisode qui clôture la série Banh Mi Women, et dans lequel on parle de sororité, de cultiver la joie, et de comment transformer nos histoires individuelles en histoires collectives.
Banh Mi est un podcast créé et réalisé par Linda Nguon. https://banh-mi.co/
Ecouter Georges Ka – Saigon [CLIP OFFICIEL] sur Youtube:

Conférence « Boat People : 50 ans après », MFCV

« Boat People : 50 ans après » Conférence à la Médiathèque Jean-Pierre Melville (Paris 13e)  du 5 déc. 2025

Une soirée pour croiser les regards dans un esprit de mémoire partagée :

Il y a un demi-siècle, des centaines de milliers de Vietnamiens ont pris la mer pour fuir leur pays, au péril de leur vie. Cet exode, qui a marqué durablement l’histoire contemporaine, continue de résonner aujourd’hui, dans les mémoires individuelles comme collectives.

Le MCFV vous invite à une conférence qui donnera la parole à un historien, un témoin engagé, un ancien Boat People et une fille de Boat People, tous issus de différentes générations. Ensemble, ils proposeront un regard pluriel sur l’expérience des Boat People, entre histoire, témoignages et transmission.

Intervenants :

  • M. Hardy Andrew – historien, spécialiste des migrations du Vietnam (1954-1990). Directeur d’études de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO) et membre statutaire du Centre Asie du Sud-Est (CASE, UMR 8170). Ses recherches portent sur les migrations des Vietnamiens, l’histoire du Champa et les relations transfrontalières et inter-ethniques dans la péninsule indochinoise.

  • M. Dinh Xuân Anh Tuân – médecin français d’origine vietnamienne, engagé dans les opérations de sauvetage. Chercheur, professeur universitaire, chef de service à l’hôpital Cochin, est membre du Conseil d’Administration du MCFV.Très engagé humanitairement, c’est le premier médecin français d’origine vietnamienne à participer à des opérations de sauvetage des Boat People en mer de Chine méridionale organisées par Médecins du Monde : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anh_Tuan_Dinh-Xuan

    Il donne et anime de nombreuses visioconférences organisées par le MCFV et par d’autres associations en lien avec le Vietnam, sur des sujets tels que la médecine, la physiologie et la biologie, la pandémie de COVID, le racisme, etc..

  • Mme Vu Lê Ha – danseuse-chorégraphe, fille de Boat People, qui explore l’héritage mémoriel par l’art. Née en France de parents Vietnamiens et Indiens, Lệ Hà VỦ est depuis toujours muée par une quête constante du soi, de l’autre et du collectif. Après un voyage de 2 ans au Vietnam à la recherche de l’histoire de ses ancêtres, elle se reconvertit vers le métier de danseuse-chorégraphe et crée son premier spectacle « Lệ Hà, la mémoire à contre-courant ». Sa compagnie SÁO SAO développe une gestuelle organique nourrie par le théâtre, le clown, le hiphop et les danses traditionnelles vietnamiennes. Elle recherche l’hybridation, comme un équilibre conscient à trouver entre les mondes. Compagnie SÁO SAO (@compagnie.saosao) • Photos et vidéos Instagram

  • avec la participation de M. Pham Quang, journaliste co-animateur de la revue culturelle Les Cahiers du Nem.

    Revue électronique indépendante et apolitique, les Cahiers du Nem a pour seul objectif de mieux faire connaître l’Asie au grand public.

    http://lescahiersdunem.fr/about/

 

A propos du MFCV : Mouvement des Citoyens Français d´origine Vietnamiemme

Le MCFV est une association à but non lucratif qui rassemble en particulier des personnes ayant un lien ou un intérêt pour le

Viêtnam, en particulier la culture et les traditions vietnamiennes. Notre but est de les soutenir et de promouvoir la culture vietnamienne dans un esprit de solidarité, de tolérance et

d’ouverture, en toute indépendance. Le MCFV fonctionne uniquement grâce à des bénévoles. https://www.mcfv.eu/

Indochine, histoire d’une colonie française – Radio France (podcast)

Carte postale colorisée de la Grande Rue dans le quartier de Dap-Cau à Hanoï pendant la colonisation française de l'Indochine
Illustration : Carte postale colorisée de la Grande Rue dans le quartier de Dap-Cau à Hanoï pendant la colonisation française de l’Indochine. ©Culture Club/Getty Images

À propos de la série

De la Cochinchine au Tonkin, c’est une histoire de prêtres en mission et de colons à la conquête de nouveaux marchés. C’est aussi l’histoire d’une lutte pour l’indépendance quand, avec Hô Chi Minh, l’Indochine voit rouge. Sans oublier bien sûr la bataille de Diên Biên Phu… anatomie d’une chute !

À quand remonte la présence française en Asie du Sud-Est ? Qui sont les missionnaires français envoyés en Cochinchine et au Tonkin et comment se déroule l’évangélisation de ces régions ? Qu’est-ce qui déclenche la conquête française de l’Indochine au XIXe siècle et comment s’organisent les réseaux de négoce avec la France ? Qui est Hô Chi Minh et quelle est l’histoire de l’anticolonialisme vietnamien ? Enfin, comment se déroule la guerre d’Indochine et qu’est-ce qui a conduit à la défaite française de Diên Biên Phu ? Indochine : quatre émissions pour raconter l’histoire d’une colonie française.

Épisode 1/4. De la Cochinchine au Tonkin, des prêtres en mission

Épisode 2/4. Colonisation de l’Indochine, à la conquête de nouveaux marchés

Épisode 3/4. Avec Hồ Chí Minh, l’Indochine voit rouge

Épisode 4/4. Diên Biên Phu, anatomie d’une chute

À propos du podcast

Par Xavier Mauduit. Du lundi au vendredi, “Le Cours de l’histoire” remet au goût du jour le récit de l’histoire, réservant un traitement à toutes ses occurrences dans l’espace public comme dans les productions culturelles, tout en restant très attentif à l’actualité de la recherche.

En vingt ans, les questions ont évolué, les problématiques se sont déplacées, l’enjeu politique que représente le savoir historique pour nos sociétés, pour les citoyens comme pour les pouvoirs n’est plus le même : à bien des égards, il occupe une place plus importante que jamais. Le Cours de l’histoire remet au goût du jour le récit de l’histoire, réservant un traitement à toutes ses occurrences dans l’espace public comme dans les productions culturelles, tout en restant très attentif à l’actualité de la recherche.

Lien : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-indochine-histoire-d-une-colonie-francaise#about

Débridé Stories – Caroline

Dans ce deuxième épisode de Débridé Stories, on rencontre Caroline, femme d’origine vietnamienne qui revient sans détour sur une vie tiraillée entre deux cultures, deux éducations, deux versions d’elle-même. Derrière le sourire… il y a une vraie histoire. Dans cette interview, Caroline parle sans filtre de : son éducation vietnamienne et le poids des attentes familiales les complexes qu’elle a traînés — et d’où ils viennent vraiment sa relation à la liberté, ce qu’elle a dû conquérir sa vie au Vietnam et ce que ce pays représente pour elle ce qu’elle dirait aujourd’hui à la petite fille qu’elle était

Hearts of Freedom – Coeurs en liberté 042 : LE Tien Dung

HOF042: LE Tien Dung

Tien-Dung left Vietnam at the age of 14 years with his parents and his two siblings, 3 days before the fall of Saigon.  At the time, his father was able to get the seats through his contacts. The family flew to Wake Island in Micronesia and stayed for a month.

They then landed in Guam, May 20, 1975 where they met with Canadian Immigration officials. The family’s request for asylum was approved and they arrived in Montreal on May 23, 1975, where his mother pursued French language training and he and his brother took French course offered by Quebec government. His parents opened a convenience store to support the family. Dung participated in a radio tribune and wrote several articles about his migration to Canada, one of them been published in LaPresse+.

Tien-LÊ, Tien-Dung a quitté le Vietnam à l’âge de 14 ans avec ses parents, son frère et sa sœur, 3 jours avant la chute de Saigon (27 avril 1975). À cette époque, son père avait des contacts qui ont fourni à sa famille un moyen de transport hors du pays. La famille a pris l’avion pour l’île de Wake en Micronésie où elle est restée pendant un mois.

Ils ont ensuite atterri à Guam, le 20 mai 1975, où ils ont rencontré des représentants de l’immigration canadienne. La demande d’asile de la famille a été approuvée et ils sont arrivés à Montréal le 23 mai 1975. Une fois installé, sa mère a suivi un cours de français offert par le COFI (Centre d’orientation et de formation pour les immigrants); son frère et lui ont suivi des cours de français dans des classes d’accueil. Ses parents ont, finalement, ouvert un dépanneur pour subvenir aux besoins de la famille. Il a donné une entrevue et a écrit quelques articles dont un a été publié sur LaPresse+ au sujet de sa migration au Canada.

Consulter le site Hearts of Freedom / Coeurs en liberté

Conférences de Laura Marin sur l’histoire et la mémoire à Paris – Mars 2026

Laura Marin est maîtresse de conférences (lecturer) au Centre d’excellence dans l’étude de l’image, rattaché à la Faculté des Lettres de l’Université de Bucarest. Formée à Bucarest, Paris, Genève et Lausanne, elle inscrit son travail d’enseignement et de recherche dans un dialogue interdisciplinaire entre philologie, théorie critique de l’image et étude des matérialités culturelles.

Ses recherches actuelles portent sur les formes de réactivation des archives visuelles dans les pratiques de création contemporaine (arts du texte et arts de l’image), qu’elle analyse dans une perspective qui croise les politiques de la mémoire et l’épistémologie de la transmission familiale et culturelle. Son dernier ouvrage, Filiation endeuillée : figures, styles, politiques de l’héritage dans la culture roumaine (no 36 de la revue Romània Orientale, Rome, Sapienza Università Editrice, 2023), co-dirigé avec Adrian Tudurachi, propose une réflexion critique sur les dynamiques de l’héritage dans le contexte roumain.

Elle a également traduit en roumain deux ouvrages fondamentaux de Georges Didi-Huberman – Devant l’image (În fața imaginii, Cluj-Napoca, Tact, 2019) et Devant le temps (În fața timpului, Cluj-Napoca, Tact, 2021) –, contribuant ainsi à diffuser sa pensée dans le champ des études visuelles en Roumanie.

CONFÉRENCES

Arts et archives : la question de l’histoire

Les pratiques de création contemporaines qui font de l’archive un matériau artistique ouvrent un espace de pensée et de sensibilité où le rapport à l’histoire s’éclaire sous un nouvel angle. Dans ces démarches, l’archive devient un outil critique, permettant d’explorer les zones d’opacité de l’histoire et de l’envisager comme un champ mouvant, polyphonique, voire polémique. Un focus sur des projets d’écrivains, d’artistes et de cinéastes de l’Europe de l’Est qui travaillent avec l’archive dans des contextes postcommunistes nous permettra d’examiner de plus près quelles formes peut prendre la connaissance historique.

Dans le cadre du séminaire de Pierre Antoine Fabre, Pratiques spirituelles, régimes discursifs, rapports sociaux.

  • Lundi 2 mars 2026 | 12h30 – 14h30
    Campus Condorcet, Centre de colloques • Salle 3.06

Arts et archives : la question du temps

L’usage mémoriel des archives dans les pratiques de création contemporaines interroge profondément notre rapport au temps, en déconstruisant ses dimensions historique et chronologique. Ces pratiques ne se contentent pas de convoquer les archives comme simples traces ou témoins du passé : elles se fondent sur un désir de penser le présent à travers un mélange de temporalités passées et futures. Dans le cadre de ce séminaire, nous analyserons différentes modalités d’expérimenter et de représenter le temps, à partir d’un travail de recherche et de création mené par plusieurs artistes en Roumanie sur une archive photographique vouée à la disparition, car associée après la chute du communisme à un passé révolu et indésirable.

Dans le cadre du séminaire de Giovanni Careri, Image, conformation, incorporation. Histoire de l’art et anthropologie de l’image chrétienne à l’époque moderne.

  • Mardi 10 mars 2026 | 10h – 12h
    INHA, 2 rue Vivienne 75002 Paris

 

L’éthos de l’héritier à l’âge contemporain

Pour l’homme contemporain, le rapport au passé se redéfinit à travers la question patrimoniale (transmission, filiation, héritage). Dans un contexte historique et culturel marqué par la multiplicité des mémoires et des héritages, une nouvelle figure d’héritier émerge dans l’imaginaire collectif, qui engage un dialogue à la fois critique et créatif avec ce qui lui vient du passé. Dans le cadre de ce séminaire, nous explorerons ce qui bâtit l’éthos d’un tel héritier à travers des exemples de travaux littéraires, artistiques et philosophiques qui se présentent comme tout autant de manières d’interroger ce que c’est « venir après ».

Dans le cadre du séminaire de Gérard Béaur et Fabrice Boudjabaa, Familles : alliances, transmission, reproduction sociale, territoires, XVIIIe– XXe siècle.

  • Vendredi 13 mars 2026 | 15h – 17h 
    EHESS, 54 bd Raspail 75006 Paris • Salle A04_47

La mémoire familiale comme objet critique

Ce séminaire propose une réflexion sur le recours croissant à la mémoire familiale que font, à présent, nombre de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales pour repenser la manière dont se construit un savoir. En s’appuyant sur une lecture croisée de plusieurs essais d’historiens, de spécialistes de la littérature et de l’art, il s’agira d’observer que la mémoire familiale est un point d’entrée pour questionner non seulement les notions traditionnelles d’autorité, d’objectivité et de transmission, mais aussi pour comprendre le savoir comme un processus situé, affectif, pluriel et conflictuel, qui se déploie au croisement de l’individuel et du collectif.

Dans le cadre du séminaire de Judith Lyon-Caen, Histoire et littérature,1800-1950.

  • Vendredi 20 mars 2026 | 10h30 – 12h30 
    Campus Condorcet, Humathèque • Salle 2.14

Tout ira bien – Mathieu Lam

🎥 TOUT IRA BIEN réalisé par Mathieu Lam Sélection officielle Nikon Film Festival 2024 SYNOPSIS Dans un restaurant vietnamien, un couple commande du phở, déclenchant une réaction étrange chez la serveuse. Le chef, plongé dans un voyage émotionnel intense, prépare le plat emblématique tout en luttant contre des souvenirs douloureux et un héritage complexe lié à la recette.

ăn cơm – Clément Thanh Danh LÊ

“Ce jour-là, je perdrai tout ce qu’il y avait de vietnamien en moi”

La vidéo présentée par l’artiste, joue sur des récits visuels et textuels, montrant le travail de son père dans la cuisine de son restaurant vietnamien comme une sorte de rituel intime, presque sacré. La cuisine incarne à la fois un espace de création et de mémoire, où chaque geste, chaque ingrédient porte une signification multiple : c’est un lien entre deux générations, mais aussi un lieu de tensions. Les recettes vietnamiennes sont reconstituées mais s’éloignent de la tradition : elles doivent s’adapter à un nouveau contexte, une nouvelle langue, tandis que certains mots, intraduisibles, demeurent en suspens dans le silence.

L’artiste se reconnaît dans cette cuisine, y trouvant son propre reflet, dans l’entre-deux. Un panneau publicitaire détourné accompagne la vidéo, jouant sur les mots et les points

d’interrogation, il amène une dimension d’ironie et met en évidence l’introspection

identitaire de l’artiste, teintée de confusion.

Cette installation incite à réfléchir sur la force du rituel, la fragilité de la mémoire et le poids de la transformation, qui mènent à la perte et au silence.

(Texte descriptif écrit par Houda Bensebaa)

ăn cơm, 5’45, 2024

Réalisation : Clément Thanh Danh LÊ

Composition musicale : Jolan-Mihej Garcia-Papazian

Traduction-Interprétation : Ella Ward & Maya Minder

Mise en ligne le 3 déc. 2024 à 14:21

Voir la vidéo sur le site vimeo

Đoàn tụ. Les eaux d’où l’on vient – Bordeaux, 26 février au 22 mars 2026

May be a graphic of text that says 'Une exposition d'artistes vietnamo-descendantexs Les eaux d'où DOAN Ll'on αυ. l'onvient 'on vient Bordeaux 26.02 → 22.03 22.03.2026 2026 Espace St-Rémi Rémi St-'

Đoàn tụ « se réunir après une séparation », Đoàn tụ comme un moment de réunification.

Du 26 février au 22 mars 2026, l’exposition collective investira l’Espace Saint-Rémi à Bordeaux. 

Portée par 26 artistes et 3 curatrices vietnamien·n⋆e⋆s⋆x et vietnamo-descendant⋆e⋆s⋆x, cette exposition explore la mémoire des diasporas vietnamiennes dans ses relations avec l’art contemporain et les pratiques des arts visuels, de l’installation, du cinéma, du documentaire sonore, des arts vivants et de la performance.

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Tenter de raconter à travers l’art la mémoire complexe, douloureuse, de l’histoire des diasporas vietnamiennes en France qui s’est construite en plusieurs strates et étapes – depuis l’accueil des rapatrié.e.s d’Indochine aux CAFI de Sainte-Livrade et Noyan d’Allier après 1954 jusqu’à l’immigration contemporaine, en passant par les boat people, de 1975 à fin des années 1980, – nous apparaît aujourd’hui comme une nécessité à dire et à transmettre. Les artistes de l’exposition nous aident à naviguer dans ce paysage mémoriel morcelé, entre le Vietnam et la France. L’enjeu de se relier en tant que scène artistique transversale et plurielle, de se structurer dans un élan de solidarité, d’entrer en résonance avec d’autres récits postcoloniaux et de proposer des points de vue et des recherches esthétiques depuis nos histoires reliant l’Indochine, la France et le Vietnam prend une forme de re-connaissance. Reconnaissance de la culture vietnamienne et de son histoire, de son lien puissant avec l’immatériel, l’invisible, la spiritualité, les ancêtres, mais aussi la capacité de cette histoire à penser des notions contemporaines que sont le féminisme, la spiritualité, le queer, le paysage et les enjeux d’exploitation des ressources naturelles ou encore la notion d’écocide. Les artistes de cette exposition sont français⋆e⋆s⋆x d’origine vietnamienne, vietnamien⋆ne⋆s⋆x vivant en France et vietnamo-descendant⋆e⋆s⋆x, queer et féministes pour certain⋆e⋆s⋆x. Ielle⋆s⋆x vivent et ressentent par leurs histoire et leurs pratiques artistiques la nécessité de raconter et de dire l’histoire de ce pays, déchirée et pavée de traumatismes, de guerres, de destruction et d’exils liés à la colonisation, une histoire encore trop peu connue et racontée aujourd’hui en France.

Qui transmet et comment ? Qui parle à travers nous ? Comment laisser s’exprimer cette mémoire et ce lien à notre culture diasporique, à la fois diluée mais consolidée, qui connaît comme un retour, une floraison, un nouvel aspect ? Comment se ressaisir de la représentation de nos cultures et de nos histoires ? Comment se dire, se reconnaître et se représenter tout en étant traversé·e·s·x par le manque, l’invisible, le trouble, la réparation, et les strates de recouvrement. Quelles démarches plastiques pour « revoir », « revivre » et s’envoler dans des langages qui réparent collectivement ?

Les artistes participant·es à l’exposition sont : 

Mathias Bensimon, Kim Doan Quoc, Alix Douart Sinnouretty, Manon Ficuciello, Liên Hoàng-Xuân, Luléa Joachim-Tran, Quỳnh Lâm, France-Lan Lê Vu, Gil Lekh*, Thiên Ngoc Ngô-Rioufol, Cát Nguyên, Flora Nguyen, Lê Hoàng Nguyên, Minh Hieu Ti Nguyen, Tèo Nguyen, Camille Nguyễn Vân Thanh, Matthias Pasquet, Pauline Payen, Prune Phi, Tom Sam, Régis Sénèque, Jade Hoa-Rose Tailhandier, Clément Thanh Danh Lê, Nicole Tran Ba Vang, Kianuë Tran Kiêu, Trúc-Anh.

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Pour en savoir plus, lire un entretien dans Les Cahiers du Nem

Performance et expérience culinaire – Prune Phi et Céline Pham – Samedi 08 mars 2025

Performance et expérience culinaire
Prune Phi et Céline Pham
Samedi 08 mars 2025 • 19:30

https://jeudepaume.org/evenement/performance-et-experience-culinaire/

Samedi 8 mars · 19:30

Jeu de Paume – Paris

Réserver
Partant de l’œuvre de Prune Phi présentée dans l’exposition, la performance interroge les rituels autour du riz.

LES ARTISTES
Née en 1991 à Paris, Prune Phi grandit dans le sud de la France. Elle vit et travaille aujourd’hui à Marseille. En étudiant les mécanismes de transmission au sein des familles, communautés et diasporas, Prune Phi explore l’oubli et la mémoire en faisant l’expérience physique et plastique de la défaillance, du manque et de la dissolution.

Céline Pham a grandi dans le Val d’Oise où ses parents vietnamiens s’installent après s’être rencontrés à Paris à la fin des années 80. Cheffe à l’origine sans attache, libre et engagée, Céline cuisine à l’envie entre résidences et voyages, dîners publics et privés. Après avoir posé ses casseroles dans les cuisines de nombreux restaurants du Monde, elle s’installe dans son premier restaurant à l’été 2022, Inari, situé dans une chapelle du XIIIe siècle dans le centre d’Arles.