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ăn cơm – Clément Thanh Danh LÊ

“Ce jour-là, je perdrai tout ce qu’il y avait de vietnamien en moi”

La vidéo présentée par l’artiste, joue sur des récits visuels et textuels, montrant le travail de son père dans la cuisine de son restaurant vietnamien comme une sorte de rituel intime, presque sacré. La cuisine incarne à la fois un espace de création et de mémoire, où chaque geste, chaque ingrédient porte une signification multiple : c’est un lien entre deux générations, mais aussi un lieu de tensions. Les recettes vietnamiennes sont reconstituées mais s’éloignent de la tradition : elles doivent s’adapter à un nouveau contexte, une nouvelle langue, tandis que certains mots, intraduisibles, demeurent en suspens dans le silence.

L’artiste se reconnaît dans cette cuisine, y trouvant son propre reflet, dans l’entre-deux. Un panneau publicitaire détourné accompagne la vidéo, jouant sur les mots et les points

d’interrogation, il amène une dimension d’ironie et met en évidence l’introspection

identitaire de l’artiste, teintée de confusion.

Cette installation incite à réfléchir sur la force du rituel, la fragilité de la mémoire et le poids de la transformation, qui mènent à la perte et au silence.

(Texte descriptif écrit par Houda Bensebaa)

ăn cơm, 5’45, 2024

Réalisation : Clément Thanh Danh LÊ

Composition musicale : Jolan-Mihej Garcia-Papazian

Traduction-Interprétation : Ella Ward & Maya Minder

Mise en ligne le 3 déc. 2024 à 14:21

Voir la vidéo sur le site vimeo

New Wave Documentary – Elizabeth Ai

“New Wave : Rebellion and Reinvention in the Vietnamese Diaspora célèbre la rébellion, la réinvention et la renaissance de la joie chez cette jeune génération en proie à un vide culturel. À travers des essais rédigés par d’éminents universitaires, critiques et stars vietnamiens, New Wave explore comment la musique, la mode et la rébellion peuvent être une force de guérison. New Wave est une lettre d’amour adressée à la première génération de punks et de rebelles vietnamiens qui ont atteint leur majorité dans les années 1980.”

Lire un article (anglais) sur Saigoneer

Voir le site officiel

 

Đoàn tụ. Les eaux d’où l’on vient – Bordeaux, 26 février au 22 mars 2026

May be a graphic of text that says 'Une exposition d'artistes vietnamo-descendantexs Les eaux d'où DOAN Ll'on αυ. l'onvient 'on vient Bordeaux 26.02 → 22.03 22.03.2026 2026 Espace St-Rémi Rémi St-'

Đoàn tụ « se réunir après une séparation », Đoàn tụ comme un moment de réunification.

Du 26 février au 22 mars 2026, l’exposition collective investira l’Espace Saint-Rémi à Bordeaux. 

Portée par 26 artistes et 3 curatrices vietnamien·n⋆e⋆s⋆x et vietnamo-descendant⋆e⋆s⋆x, cette exposition explore la mémoire des diasporas vietnamiennes dans ses relations avec l’art contemporain et les pratiques des arts visuels, de l’installation, du cinéma, du documentaire sonore, des arts vivants et de la performance.

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Tenter de raconter à travers l’art la mémoire complexe, douloureuse, de l’histoire des diasporas vietnamiennes en France qui s’est construite en plusieurs strates et étapes – depuis l’accueil des rapatrié.e.s d’Indochine aux CAFI de Sainte-Livrade et Noyan d’Allier après 1954 jusqu’à l’immigration contemporaine, en passant par les boat people, de 1975 à fin des années 1980, – nous apparaît aujourd’hui comme une nécessité à dire et à transmettre. Les artistes de l’exposition nous aident à naviguer dans ce paysage mémoriel morcelé, entre le Vietnam et la France. L’enjeu de se relier en tant que scène artistique transversale et plurielle, de se structurer dans un élan de solidarité, d’entrer en résonance avec d’autres récits postcoloniaux et de proposer des points de vue et des recherches esthétiques depuis nos histoires reliant l’Indochine, la France et le Vietnam prend une forme de re-connaissance. Reconnaissance de la culture vietnamienne et de son histoire, de son lien puissant avec l’immatériel, l’invisible, la spiritualité, les ancêtres, mais aussi la capacité de cette histoire à penser des notions contemporaines que sont le féminisme, la spiritualité, le queer, le paysage et les enjeux d’exploitation des ressources naturelles ou encore la notion d’écocide. Les artistes de cette exposition sont français⋆e⋆s⋆x d’origine vietnamienne, vietnamien⋆ne⋆s⋆x vivant en France et vietnamo-descendant⋆e⋆s⋆x, queer et féministes pour certain⋆e⋆s⋆x. Ielle⋆s⋆x vivent et ressentent par leurs histoire et leurs pratiques artistiques la nécessité de raconter et de dire l’histoire de ce pays, déchirée et pavée de traumatismes, de guerres, de destruction et d’exils liés à la colonisation, une histoire encore trop peu connue et racontée aujourd’hui en France.

Qui transmet et comment ? Qui parle à travers nous ? Comment laisser s’exprimer cette mémoire et ce lien à notre culture diasporique, à la fois diluée mais consolidée, qui connaît comme un retour, une floraison, un nouvel aspect ? Comment se ressaisir de la représentation de nos cultures et de nos histoires ? Comment se dire, se reconnaître et se représenter tout en étant traversé·e·s·x par le manque, l’invisible, le trouble, la réparation, et les strates de recouvrement. Quelles démarches plastiques pour « revoir », « revivre » et s’envoler dans des langages qui réparent collectivement ?

Les artistes participant·es à l’exposition sont : 

Mathias Bensimon, Kim Doan Quoc, Alix Douart Sinnouretty, Manon Ficuciello, Liên Hoàng-Xuân, Luléa Joachim-Tran, Quỳnh Lâm, France-Lan Lê Vu, Gil Lekh*, Thiên Ngoc Ngô-Rioufol, Cát Nguyên, Flora Nguyen, Lê Hoàng Nguyên, Minh Hieu Ti Nguyen, Tèo Nguyen, Camille Nguyễn Vân Thanh, Matthias Pasquet, Pauline Payen, Prune Phi, Tom Sam, Régis Sénèque, Jade Hoa-Rose Tailhandier, Clément Thanh Danh Lê, Nicole Tran Ba Vang, Kianuë Tran Kiêu, Trúc-Anh.

Participez au financement ici !

Pour en savoir plus, lire un entretien dans Les Cahiers du Nem

Saveurs d’exil d’Anne-Solene Hatte – Séances avant-première Paris

Sous la douceur des gestes culinaires, Saveurs d’Exil dévoile les cicatrices d’une mémoire enfouie. Autour de moments en cuisine avec sa grand- mère vietnamienne, la réalisatrice, Anne-Solenne Hatte, remonte le fil du silence familial jusqu’à une histoire politique oubliée : celle d’un grand-père autrefois au cœur du régime du Sud Vietnam. Entre archives Super 8, recettes de famille et non-dits, le film tisse un récit sensoriel où le goût devient mémoire et la cuisine, un langage de transmission.
Un documentaire délicat et vibrant sur l’exil et la filiation.

Viet Culture in Motion

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🎬 CHÍNH THỨC CÔNG BỐ: Liên hoan phim tài liệu ngắn quốc tế đầu tiên trên thế giới về đề tài Văn hoá Việt -“ 𝐕𝐈𝐄𝐓 𝐂𝐔𝐋𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐈𝐍 𝐌𝐎𝐓𝐈𝐎𝐍”
Liên hoan phim tài liệu ngắn quốc tế về văn hoá Việt Nam – Viet Culture in Motion tìm kiếm 𝐧𝐡𝐮̛̃𝐧𝐠 𝐛𝐚̣𝐧 𝐭𝐫𝐞̉ 𝟑𝟎 𝐭𝐮𝐨̂̉𝐢 𝐭𝐫𝐨̛̉ 𝐱𝐮𝐨̂́𝐧𝐠, ưu tiên các bạn học sinh, sinh viên.
Thích làm phim, có thể tạo ra những content hay chỉ từ một chiếc điện thoại (có máy ảnh, máy quay phim thì càng tốt).
Nhưng quan trọng là bạn muốn 𝒎𝒂𝒏𝒈 𝒄𝒂̂𝒖 𝒄𝒉𝒖𝒚𝒆̣̂𝒏 𝑽𝒊𝒆̣̂𝒕 𝑵𝒂𝒎 𝒓𝒂 𝒕𝒉𝒆̂́ 𝒈𝒊𝒐̛́𝒊, một cách mới mẻ, đa dạng, nhiều màu sắc!
Đ𝒂̂𝒚 𝒍𝒂̀ 𝒍𝒊𝒆̂𝒏 𝒉𝒐𝒂𝒏 𝒑𝒉𝒊𝒎 𝒕𝒂̀𝒊 𝒍𝒊𝒆̣̂𝒖 𝒅𝒂̀𝒏𝒉 𝒓𝒊𝒆̂𝒏𝒈 𝒄𝒉𝒐 𝒗𝒂̆𝒏 𝒉𝒐𝒂́ 𝑽𝒊𝒆̣̂𝒕, 𝒗𝒂̀ 𝒄𝒖̃𝒏𝒈 𝒅𝒂̀𝒏𝒉 𝒄𝒉𝒐 𝒃𝒂̣𝒏!
👉𝑪𝒉𝒖̉ đ𝒆̂̀ 𝒍𝒂̀𝒎 𝒑𝒉𝒊𝒎 𝒍𝒂̀ 𝒈𝒊̀?
Đời sống, ký ức, bản sắc và chuyển động xã hội; từ phong tục, tập quán đến món ăn đường phố – được tiếp cận bằng góc nhìn cá nhân, chân thực và sáng tạo, thay vì lặp lại những khuôn mẫu quen thuộc.
🎬 𝑷𝒉𝒊𝒎 𝒔𝒆̃ đ𝒖̛𝒐̛̣𝒄 𝒄𝒉𝒊𝒆̂́𝒖 𝒐̛̉ đ𝒂̂𝒖?
Các phim được tuyển chọn sẽ công chiếu vào mùa hè 2026, tại rạp ở:
🇫🇷 Pháp | 🇧🇪 Bỉ | 🇨🇿 Cộng hoà Séc — trước khán giả quốc tế, giới chuyên môn và cộng đồng yêu điện ảnh.
🎬𝑯𝒂̣𝒏𝒈 𝒎𝒖̣𝒄 𝒑𝒉𝒊𝒎
• Phim tài liệu ngắn ≤ 10 phút
• Phim tài liệu ngắn ≤ 40 phút
📩 𝑺𝒂̆́𝒑 𝒎𝒐̛̉ 𝒄𝒐̂̉𝒏𝒈 𝒏𝒉𝒂̣̂𝒏 𝒑𝒉𝒊𝒎!
Hãy theo dõi trên kênh của chúng mình nhé!
Xin gửi lời cảm ơn đến nhiếp ảnh gia Nguyễn Trọng Cung đã đồng ý cho chúng tôi sử dụng bức ảnh trên poster.
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🎬 OFFICIAL ANNOUNCEMENT
INTERNATIONAL SHORT DOCUMENTARY FILM FESTIVAL “VIET CULTURE IN MOTION”
The Viet Culture in Motion International Short Documentary Film Festival is calling for young filmmakers aged 30 and under, with priority given to high school and university students.
You love filmmaking, can create compelling content with just a smartphone (having a camera or video equipment is an advantage), most importantly, you want to bring Vietnamese stories to the world!
We are looking for fresh, diverse, and vibrant perspectives on Vietnam.
This is the first international short documentary film festival dedicated exclusively to Vietnamese culture, and it is created for you!
👉 What are the film themes?
Films should explore moments of everyday life, memories, cultural identity, and social change; from traditions and customs to street food – approached through personal, authentic, and creative viewpoints, rather than repeating familiar stereotypes.
🎬 Where will the films be screened?
Selected films will be officially screened in summer 2026 at cinemas in:
🇫🇷 France | 🇧🇪 Belgium | 🇨🇿 Czech Republics – in front of international audiences, film professionals, and cinema lovers.
🎬 Film Categories
• Short Documentary Film ≤ 10 minutes
• Short Documentary Film ≤ 40 minutes
📩 Submission portal opening soon
Follow our channels to stay updated!
🎬 𝐕𝐈𝐄𝐓 𝐂𝐔𝐋𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐈𝐍 𝐌𝐎𝐓𝐈𝐎𝐍
See Vietnam. Feel Vietnam. Film Vietnam.
CONTACT US:
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🌐 Email: filmfestival2026@gmail.com

Histoire des Rapatriés d’Indochine et CAFI [Ressources]

Le 3 juin 2025, l’Assemblée Nationale votait à l’unanimité un projet de loi de “Reconnaissance de la Nation envers les rapatriés d’Indochine et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français”.

Pour en connaître davantage sur l’histoire de ces familles, ce post vise à présenter des sources scientifiques, articles de presses et productions culturelles. N’hésitez pas à me contacter pour compléter.

Voir le projet de loi sur le site de l’Assemblée

Références de sciences humaines et sociales

Noyant-d’Allier

Pendant plus d’un an, le couple de sociologues Pierre-Jean Simon et Ida Simon-Barouh, sous la direction de Georges Condominas, vont vivre avec les rapatriés d’Indochine de Noyant-d’Allier. Près de douze années plus tard, ils publient une synthèse de leurs travaux en deux tomes. Le deuxième tome présente entre autres des photos et croquis qui rendent compte de manière précise du quotidien des femmes et enfants.

Aujourd’hui, le projet d’espace muséal pour la mémoire de ces familles s’appuie abondamment sur leurs travaux et le travail de Pôleth Wadbled. Le 10 mai dernier (2025), la cérémonie de la pose de la première pierre qui réunissait élus, réprésentants associatifs et politiques, donnait la parole à celles et ceux qui fondaient leurs espoirs sur cette loi mémorielle, soutenue par Olivier Faure, sensibilisé à la question notamment par ses origines vietnamiennes.

Les rapatriés d’Indochine, tome 1. Un village franco-indochinois en Bourbonnais, de Pierre-Jean Simon, 1985 (L’Harmattan)

Les rapatriés d’Indochine, tome 2. Deuxième génération – Les enfants d’origine indochinoie à Noyant-d’Allier, d’Ida Simon-Barouh, 1985 (L’Harmattan)

Le travail de mémoire de master de Gabrielle Macaire de 2022 : L’implantation des rapatriés et réfugiés de l’ex-Indochine au XXe siècle en France : l’exemple du village de Noyant d’Allier – À lire ou télécharger ici.

La thèse de Marie Hamid de 2024 : Le sentiment d’héritier : Approche communicationnelle
de la filiation patrimoniale à Noyant d’Allier, ancien
Centre d’Accueil des Français d’Indochine. –  À lire ou télécharger ici.

Voir aussi les mémoires de Robert Phan à découvrir sur son site internet personnel.

 Je suis né au Vietnam en 1950, d’un père lao, engagé dans l’armée coloniale française, et d’une mère vietnamienne. Mes parents étaient tous deux enfants de paysans, enfants des rizières.
J’ai été naturalisé français en 1955, comme toute ma famille, après la défaite de Diên Biên Phu en 1954 et les Accords de Genève sur le Vietnam, le Laos et le Cambodge, marquant la fin de la colonisation française en Indochine.
J’ai vécu de 1962 à 1967 dans le camp des rapatriés d’Indochine à Noyant d’Allier et j’ai fréquenté le lycée Banville à Moulins ; puis j’ai fait des études universitaires (droit, économie, histoire) à Paris. 

Sainte-Livrade-sur-Lot

La sociologue d’origine vietnamienne Dominique Rolland a publié plusieurs travaux sur le métissage, l’Indochine et notamment un livre sur le CAFI de Sainte-Livrade :

Petits Viêt-Nams, de Dominique Rolland, 2010 (Elytis)
En 1954, la défaite française à Diên Biên Phu contraint au départ toutes les familles françaises résidant au Tonkin. Parmi elles, un nombre important de familles franco-annamites : couples mixtes et leurs enfants eurasiens, femmes vietnamiennes dont le compagnon français avait disparu… Ils furent ensuite rapatriés en France, au titre de Français d’Indochine puis installés « provisoirement » dans des bâtiments collectifs désaffectés. Ainsi se constitua le CAFI, Centre d’accueil des Français d’Indochine, à Sainte-Livrade dans le Lot-et-Garonne, lieu de mémoire de l’histoire coloniale, de ce qu’elle a produit, des identités composites qu’elle a générées.

Aujourd’hui, la transformation du camp, qui existe toujours, préfigure la fin d’un monde.

https://www.editionselytis.com/product-page/petits-vi%C3%AAt-nams

“Travail sur des descendants de rapatriés d’Indochine : transmission et vécu identitaire”, Par Paola Revue, Marion Feldman et Marie Rose Moro.
Paola Revue est psychiatre, ancienne praticienne hospitalière à l’hôpital Philippe Pinel à Amiens.

L’article traite le sujet de la transmission d’une culture et d’un vécu ainsi que ses retentissements sur la construction identitaire des descendants. Il s’appuie sur un focus groupe fait à partir de jeunes descendants de métisses Indochinois Français rapatriés en 1956 et hébergés dans un camp initialement provisoire du Lot-et-Garonne, qui a subsisté pendant plus de cinquante ans. L’étude s’est faite à partir d’une analyse qualitative d’un entretien non directif. Les thèmes de transmission, de représentation familiale, d’identification au lieu de vie, d’identité culturelle, d’apparence physique y sont abordés. L’article décrit dans un premier temps le dispositif de l’entretien et la méthode d’analyse employée. Il retrace ensuite le contexte évènementiel historique et socio-culturel de la guerre d’Indochine, qu’ont connu les parents ou grands-parents. Il donne enfin les principaux résultats qui seront soumis à discussion. Il en ressortira une forme de métissage complexe, diversifié mais identifié comme particulier, qui s’articule sur plusieurs générations et se symbolise autour de l’existence de ce camp.

Lire l’article en ligne
Accès limité, me demander si nécessaire

Sites internet mémoriels

Les différents sites ont été créés et sont entretenus par les rapatrié.es et leurs descendant.es.

https://cafi-histoires-memoires.fr/

https://www.rapatries-vietnam.org/

https://cafi47.com/

Fictions, productions artistiques

Plusieurs créations nouvelles en cours de réalisation ou de diffusion traitent des mémoires des CAFI, notamment :

Aller sans retour possible de Nicolas Porcher

Nicolas Porcher – Écriture théâtrale

Lire aussi l’article sur La Montagne.

Mémé Kim, de Tom Fontenille,

Ce film personnel raconte l’histoire d’un petits-fils et son travail de mémoire auprès de sa grand-mère et des tatas restées à Noyant.
Bientôt dans les salles (2025)

Ces œuvres viennent s’ajouter aux récits portés par d’autres artistes :

Allée des jasmins, de Stéphane Ly-Cuong, 2018 (20 min)

Pierre et Loan sont mari et femme, lui eurasien, elle vietnamienne. Ils s’installent en Auvergne, à Noyant-d’Allier plus précisément, et le film est le récit de leur intégration progressive dans la société d’accueil.

Mémoires invisibles ou la part manquante, de Paul Nguyen et le collectif La Palmera, Théâtre,

Comment se construire, partagé entre deux cultures ? Quels sont les secrets qui, au sein d’une famille, nous relient ou nous éloignent ? Menant une enquête très personnelle sur sa double culture franco-vietnamienne, Paul Nguyen évoque sur scène les recherches qu’il a mené autour de ses origines. Sur son chemin, il fait la rencontre de Brigitte Macadré, auteure et elle-même d’ascendance vietnamienne. Ensemble, ils puisent dans la matière riche de leur relation : conversations, mails, sms, journal de bord, interviews et scènes de fiction issues de leur imagination.

Ces récits à tiroirs tissent la trame d’une quête de soi, partagée entre la transmission familiale et les non-dits qui l’accompagnent. Mêlant anecdotes, chansons et photos d’archive, ce spectacle-témoignage est une invitation à questionner la construction de nos identités plurielles, et à plonger dans les méandres de notre histoire personnelle (commune), entrelacée dans l’Histoire, avec en fil d’ariane l’Indochine et la décolonisation. Une plongée haletante dans les espaces vacants et les silences de la décolonisation, qui floute brillamment la frontière entre fiction et autobiographie pour illustrer la difficulté de se construire sur les débris d’une mémoire incomplète.

Voir plus d’informations sur le site de la compagnie.

 

La mousson de XM, Créations sonores,
https://www.jetfm.fr/la-mousson/

Noyant d’Allier, de Leïla Sebbar, nouvelle, 2008 (20 p.)

Noyant d’Allier

Documentaires audio et vidéo

La série France Culture de 2011 de Alain Lewkowicz et Gaël Gillon :

Épisode 1Épisode 2 –Épisode 3

L”excellent travail d’Alix Douart-Sinnouretty que j’analyse brièvement ici (qui cherche un nouveau diffuseur) :

Rapatriés d’Indochine : «Le CAFI sera un ancêtre dont on racontera l’histoire »

Films documentaires

Le Camp des Oubliés,  de Marie-Christine Courtès et My Linh Nguyen, 2004 (52 min)

Vietnam-sur-Lot, de Nadège Lobato de Faria, 2014 (63 min)

Extraits et reportages sur Youtube

Une playlist de vidéos Youtube par une certaine Alix D

 

 

L’année du chat – Un documentaire de Tony Nguyen [Article de presse]

« Year of the Cat » est un documentaire du réalisateur Tony Nguyen, basé à Oakland, qui part à la recherche de la vérité sur l’histoire de sa famille vietnamienne, en particulier sur l’identité de son père, disparu dans le chaos de la chute de Saïgon en 1975. Cette année-là, appelée « année du chat » dans le calendrier vietnamien, marque la fin de la guerre et le début d’un exode massif de Vietnamiens fuyant le pays, dont la mère de Tony, alors enceinte de lui. Il embauche notamment Kyle Le, le vidéaste très populaire sur Youtube, pour l’accompagner dans son projet.

https://www.kqed.org/arts/13975100/in-year-of-the-cat-a-filmmaker-searches-for-the-truth-about-his-vietnamese-family-history

 

Cinquante ans après la guerre, des Dublinois vietnamiens reviennent sur le passé de leurs familles [Article de presse]

Photos Shamim Malekmian

Dans cet article publié en anglais, le journaliste explore la manière dont les Vietnamiens vivant à Dublin, souvent issus de la diaspora post-1975, se souviennent et interprètent l’héritage de la deuxième guerre d’Indochine (contre les États-Unis), cinquante ans après la fin du régime de la République du Sud Vietnam.

Pour beaucoup, le passé se manifeste sous forme de souvenirs fragmentaires et de douleurs héritées, souvent transmises par les récits – ou les silences – des grands-parents. Nghĩa Mai, humoriste et écrivain, découvre une lettre de son grand-père, mort peu après la fin de la guerre, qui lui fait réfléchir sur la distance entre lui et son histoire familiale. Ce grand-père, éduqué à la française sous la colonisation, parlait couramment le français et le chinois classique, ce qui influence encore aujourd’hui l’attachement de Mai à la langue française et à la culture européenne.

D’autres membres de la communauté, comme Trà My Nguyễn Hoàng, évoquent l’impact de la guerre sur leur famille : souvenirs de privations, arrivée de produits occidentaux comme le Coca-Cola ou le chocolat, mais aussi exil forcé et statut de réfugié. Beaucoup de Vietnamiens ont fui par bateau à la fin des années 1970, devenant les « boat people », certains trouvant refuge en Irlande dès 1979.

La guerre a tué plus de 3 millions de personnes et continue d’affecter les générations suivantes, notamment à cause des dégâts de l’Agent Orange, voir notamment ce que fait le Collectif Vietnam Dioxine en France. Les récits familiaux sont marqués par la douleur, la fierté et parfois la difficulté à réconcilier la violence du passé avec la vie présente. Certains, comme Brigid Mai Khanh Leahy, rappellent que leur existence même est le fruit de cette histoire douloureuse, mais aussi de la résilience vietnamienne.

Lire l’article sur Dubliner